«L'Emission politique»: Le journaliste cité dément les propos de Fillon sur un «cabinet noir» à l'Elysée

PRESIDENTIELLE Selon Didier Hassoux, le candidat est « aux abois »…

20 Minutes avec AFP
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«Bienvenue Place Beauvau» est sorti le 23 mars 2017.
«Bienvenue Place Beauvau» est sorti le 23 mars 2017. — ROBERT LAFFONT

Du fact checking en temps réel. L’un des auteurs de Bienvenue Place Beauvau, Didier Hassoux, a démenti jeudi sur Franceinfo les propos de François Fillon, qui s’était appuyé sur les bonnes feuilles de l’ouvrage pour accuser François Hollande lors de son passage dans L’Emission poltique, et dénoncer l’existence d’un « cabinet noir » à l’Elysée.

Est-il exact qu’il ait écrit avec ses coauteurs que « François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l’intéresse » à l’Elysée ? « Pas du tout. On n’a jamais écrit ça », a répondu le journaliste du Canard enchaîné.

« Ce cabinet noir n’existe pas »

« Je vais vous lire le haut de la page 24 (…) ou le bas de la page 23 : ''Le retour aux affaires des chiraquiens nourrit bien évidemment le soupçon sarkozyste de l’existence d''un cabinet noir. Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle comme il n’est pas possible de prouver le contraire'' », a-t-il ajouté.

« La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Elysée c’est François Fillon. Il y croit tellement que le 24 juin 2014 (…) il est allé voir Jean-Pierre Jouyet, qui est le numéro 2 de l’Elysée, pour lui demander d’activer ce cabinet noir. Ce cabinet noir n’existe pas », a poursuivi Dider Hassoux.

« Une instrumentalisation »

« Nicolas Sarkozy avait (…) mis en place une police politique (…) alors que François Hollande, a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques mais comme tous les présidents de la Ve République, c’est une maladie française », a-t-il poursuivi. Pour le journaliste, il y a une instrumentalisation de son livre par M. Fillon, un homme « aux abois », qui « essaye de faire un coup ».

François Hollande, lui, a « condamné avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon » qui l’a accusé d’animer un « cabinet noir » mercredi soir sur France 2, dans un communiqué de l’Elysée.

« L’exécutif n’est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire », a ajouté l’Elysée, assurant que « sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, (…) le président de la République n’en a été informé que par la presse ». Les propos de Fillon apportent « un trouble insupportable » à la campagne présidentielle, toujours selon la présidence.