La Haute Autorité de la primaire PS épingle le manque de «loyauté» de Manuel Valls

PRESIDENTIELLE La Haute Autorité pointe notamment le fait que l’ancien Premier ministre ne lui ait pas apporté son parrainage, et qu’il ait publiquement critiqué son programme dans une tribune publiée dimanche dans le JDD…

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls après sa défaite lors des primaires de la gauche, le 29 janvier 2017.
Manuel Valls après sa défaite lors des primaires de la gauche, le 29 janvier 2017. — Christophe Ena/AP/SIPA

Pour la Haute Autorité, Manuel Valls a manqué de loyauté. Dans un communiqué, publié mercredi, elle dénonce le « comportement » de Manuel Valls, qui, en ne parrainant pas Benoît Hamon et en critiquant son programme, « contrevient gravement au principe de loyauté et à l’esprit même des primaires ».

« La Haute Autorité constate qu’un tel comportement contrevient gravement au principe de loyauté et à l’esprit même des primaires dont l’engagement principal consiste à soutenir sans réserve le candidat sorti vainqueur », écrit cette instance crée pour veiller au bon déroulement de la primaire du PS et de ses alliés.

« Au-delà du manquement à la parole donnée, Manuel Valls livre une analyse politique condamnant le programme du candidat issu des Primaires Citoyennes auxquelles il a participé », déplore-t-elle.

Valls ne veut pas trahir le passé de sa famille politique

La Haute Autorité rappelle que, « comme tous les autres candidats, Manuel Valls a signé de sa main la Charte éthique de la primaire qui précisait ceci : "Je m’engage à soutenir publiquement le candidat qui sera désigné à l’issue des primaires citoyennes et à m’engager dans sa campagne" »

Dimanche, dans le JDD, Manuel Valls avait indiqué ne pas croire « que l’avenir de la France passe par une sortie du nucléaire, par l’abandon des règles et des interdits - je pense bien sûr à la légalisation du cannabis -, par le dénigrement de cette valeur qu’est le travail, par une fuite en avant avec le gonflement de notre dette, qui n’est que la promesse de hausses d’impôts ».

« Faire croire tout cela, c’est trahir le passé de ma famille politique. C’est surtout livrer la France à ceux qui préparent le pire des avenirs », avait-il fustigé.