Affaire Fillon: L'enquête sur les possibles emplois fictifs étendue aux costumes offerts au candidat LR

JUSTICE L’enquête sur de possibles emplois fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon a été étendue, ce jeudi, aux conditions dans lesquelles des costumes de luxe ont été offerts au candidat…

20 Minutes avec AFP
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François Fillon le 27 novembre 2016 à Paris.
François Fillon le 27 novembre 2016 à Paris. — Eric FEFERBERG / AFP

La justice va enquêter sur les costumes de François Fillon. Selon une source judiciaire, confirmant une information de Marianne et du Parisien, l’enquête sur de possibles emplois fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon a été étendue aux conditions dans lesquelles les costumes de luxe ont été offerts au candidat à l' élection présidentielle, notamment en février. 

Le parquet national financier a élargi l'enquête des juges d'instruction à des soupçons de trafic d'influence, précise cette source.

 

 

Des costumes qui valent une petite fortune 

Le Journal du dimanche (JDD) avait notamment révélé le weekend dernier qu'un mécène, qui n'était pas identifié, avait signé le 20 février un chèque de 13.000 euros pour le règlement de deux costumes achetés chez Arnys, un tailleur parisien des quartiers chics. « Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors?», avait confirmé lundi François Fillon en réponse, dans Les Échos, dénonçant des intrusions dans sa vie privée et affirmant ensuite que ces cadeaux n'avaient « rien à voir » avec la politique.

Aux deux costumes offerts en février s'ajouteraient selon le JDD près de 35.500 euros « réglés en liquide » chez ce même tailleur, pour un montant de près de 48.500 euros au total depuis 2012. Ce point est contesté par l'entourage de François Fillon. « Jamais Arnys n'aurait accepté 35.000 euros en cash. Ça n'existe pas », a dit un membre de l'entourage du candidat de la droite à la présidentielle à l'AFP.

Les enquêteurs vont tenter de déterminer qui est l'acheteur et examiner ses liens avec le candidat, qui est député de Paris. Le déontologue de l'Assemblée nationale, Ferdinand Mélin-Soucramanien, s'est aussi saisi lundi de cette question.