VIDEO. Affaire Fillon: Le top 5 des mensonges du candidat

DESINTOX Le candidat à la présidentielle a tenu des propos plus ou moins éloigné de la réalité des dernières semaines...

L.C.

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Eric FEFERBERG / AFP

« La politique est l’art de mentir à propos ». Cette phrase de Voltaire résonne étrangement ce mardi, alors que François Fillon a été mis en examen notamment pour détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux. Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle, empêtré dans les affaires depuis un mois et demi, a pontué sa défense d’arguments plus ou moins véridiques. 20 Minutes vous livre son classement des petits et gros bobards du champion de la droite.

N°5 : Quand il a (un peu) gonflé les chiffres des manifestants au Trocadéro

On ne va pas jeter la pierre au candidat Les Républicains : revoir à la hausse le nombre de manifestants venus battre le pavé, c’est le jeu de tout organisateur. Le camp Fillon se targue ainsi d’avoir réuni 200.000 personnes, voire 300.000 selon Bruno Retailleau, le 5 mars dernier à Paris. Certes, l’esplanade parisienne était pleine, mais selon les calculs du Monde, cela reviendrait à entasser plus de 10 personnes au mètre carré sur cette esplanade parisienne… Heureusement, la police n’a pas communiqué de chiffres.

N°4 : Quand il a dit que Charles Millon ne faisait pas partie de son équipe (alors qu’il était dans son QG !)

Annoncée par l’émission C Politique, l’arrivée de Charles Millon dans l’équipe de campagne de François Fillon est démentie lundi par le candidat lors d’une conférence de presse. « Charles Millon n’a jamais fait partie de [son] organigramme de campagne, jamais », affirme-t-il tout en déclarant « parler » avec l’ancien ministre de la Défense, exclu de l’UDF en 1998 après avoir été élu président de la région Rhône-Alpes grâce aux voix du Front National.

Pourtant, Charles Millon affirme à La Salade Lyonnaise faire partie de l’équipe du candidat « depuis le début ». Il a été aperçu par des journalistes au QG filloniste. Charles Beigbeder a affirmé à L’Express qu’il s’y était rendu pour participer à une réunion le 9 mars dernier.

N°3 : Quand il a inventé le jeu des lames de rasoir lancées sur les filles en jupe

Le 8 mars, pour la Journée internationale des droits des femmes, le candidat évoque lors d’un discours un « jeu sordide » dans le Vaucluse consistant à « envoyer des lames de rasoir au lance-pierre dans les jambes des filles qui portent des jupes courtes », avant d’enchaîner sur une attaque contre « une vision rigoriste de l’islam » (à partir de la troisième minute de la vidéo ci-dessus).

Le problème, c’est que ce jeu n’est pas connu des autorités départementales. Contactés par Le Dauphiné Libéré, ni la police, ni la gendarmerie, ni le directeur académique n’ont eu écho d’une telle pratique. Interrogé sur Europe 1, François Fillon a affirmé avoir eu connaissance de ce « jeu sordide » par une lettre reçue lorsqu’il était à Matignon. Il a toutefois nié que cela se soit produit dans le Vaucluse, comme il l’avait pourtant présenté, avant de promettre : « je vous donnerais la lettre de cette jeune fille, si vous voulez ».

N°2 : Quand il a dit que des télés annonçaient le suicide de sa femme

Au JT de France 2, le 5 mars dernier, François Fillon laisse échapper une petite phrase qui a beaucoup fait réagir. « On a annoncé le suicide de ma femme mercredi matin sur des chaînes de télévision ! » Sauf que cette information n’existe pas. Une semaine plus tard, le candidat à l’Elysée a d’ailleurs reconnu son erreur, rejetant la faute sur « les réseaux sociaux », à nouveau au micro d’Europe 1. « C’est ma fille qui a découvert sur les réseaux sociaux qu’une ambulance était devant la maison de sa mère pour l’emmener parce qu’elle avait fait une tentative de suicide ».

Son fidèle lieutenant Bruno Retailleau a quant à lui totalement assumé l’intox, répliquant « Et alors ? Et alors ? Et alors ? Qui ça va choquer, franchement ? », à Jean-Jacques Bourdin sur RMC.

N°1 : Quand il a promis de retirer sa candidature s’il était mis en examen

No comment.