Si Emmanuel Macron était mis en examen, il renoncerait à être candidat à la présidentielle

PRESIDENTIELLE Le candidat d’En Marche ! a assuré jeudi soir sur France 2 que s’il était mis en examen il renoncerait à être candidat à l’élection présidentielle, contrairement à son rival de droite, François Fillon…

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron le 2 mars 2017, au Pavillon Gabriel à Paris.
Emmanuel Macron le 2 mars 2017, au Pavillon Gabriel à Paris. — SIPA

Jeudi soir, Emmanuel Macron était l’invité du 20 heures de France 2. Interrogé sur ce qu’il ferait s’il était dans la situation du candidat LR, François Fillon, le candidat d’ En Marche ! a dit qu’il renoncerait, « de la même façon que, dans le principe, un ministre doit quitter le gouvernement s’il est mis en examen ». « Devenir président de la République, c’est être garant des institutions, ça veut dire être celui qui garantit la dignité de notre vie publique et le bon fonctionnement de nos institutions. Pensez-vous que ce soit possible si on a soi-même des démêlés ? », a-t-il ajouté.

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L’ancien ministre de l’Economie a assuré qu’il n’était « pas là pour se réjouir de ce qui se passe chez les uns et les autres ». « C’est un de mes adversaires directs mais ce qui se passe est mauvais pour la vie politique française en général et l’Etat de droit en France »., a-t-il poursuivi. « Pour ce qui relève de la justice, cela concerne François Fillon et ses juges. Pour ce qui est de notre vie démocratique, les Français jugeront. Simplement, le vote n’est pas une absolution », a-t-il insisté.

« Je n’ai pas le droit de divulguer la liste des donateurs »

Concernant la liste de ses donateurs, qu’il refuse de rendre publique, il souligne que « 2 % des donateurs ont donné plus de 5.000 euros ». «La liste de ces donateurs, qui ne sont que des personnes physiques, est transmise à la commission compétente, qui aura à les examiner », a expliqué Emmanuel Macron. « Il y a des lois dans notre pays, qui protègent la confidentialité (...), je n’ai pas le droit de divulguer leur nom », a-t-il précisé.

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Interrogé pour savoir s’il était prêt à diriger la France à 39 ans, il a répondu : « Est-ce que vous pensez une seule seconde que si j’avais estimé ne pas être prêt je me serais lancé dans cette conquête ? Est-ce que vous pensez que je ne sens pas le poids sur mes épaules, que je n’ai pas la part de gravité qui va avec l’attente de nos concitoyens ? » « Je n’ai pas le droit d’avoir le vertige, j’ai l’obligation d’être à la hauteur. Si je pensais que je n’étais pas capable, je ne me serais pas lancé dans cette campagne présidentielle. Je mesure la responsabilité qui est la mienne », a-t-il conclu.