Présidentielle: Les soutiens de Bruno Le Maire lâchent François Fillon

Présidentielles A la suite de la décision de Bruno Le Maire de renoncer à soutenir François Fillon lors de la campagne, certains de ses soutiens ont décidé de lui emboîter le pas, évoquant le (non) « respect de la parole donnée »…

Martin Guimier

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Bruno Le Maire à Paris le 27 novembre 2016.
Bruno Le Maire à Paris le 27 novembre 2016. — Alfonso Jimenez/Shutter/SIPA

Un ralliement de courte durée. Peu de temps après la conférence de presse donnée par François Fillon ce mercredi, concernant sa mise en examen le 15 mars prochain, Bruno Le Maire a annoncé dans un communiqué à l’AFP qu’il démissionnait de ses fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne du candidat républicain.

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L’ancien ministre de l’Agriculture a expliqué son retrait au nom « du respect de la parole donnée », évoquant la promesse de François Fillon de se retirer de la campagne en cas de mise en examen.

Réactions en chaîne chez les lemairistes

Après cette annonce, certains députés républicains, soutiens de Bruno Le Maire, ont décidé de lui emboîter le pas, et de ne plus soutenir le vainqueur de la primaire républicaine. C’est le cas de Franck Riester, député LR en Seine-et-Marne, qui explique que « le respect de la parole donnée est (…) essentiel ».

Les députés Les Républicains Alain Chrétien, Arnaud Robinet et Laure de La Raudière, tous supporters de Bruno Le Maire durant la campagne des primaires, ont également décidé de sauter le pas :

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Le sénateur LR Gérard Cornu a pour sa part salué « la décision courageuse » de Bruno Le Maire, qu’il avait soutenu pendant la primaire :

Un autre député républicain, Jean-Luc Warsmann, co-auteur d’un rapport parlementaire sur le parquet national financier, qui n’avait pas pris position lors de la primaire, a également annoncé son retrait de la campagne : « Ce candidat vient aujourd’hui de réagir par des arguments et des mots que je ne partage pas » :

Yves Jégo, vice-président de l’UDI, avait également indiqué approuver « totalement la position courageuse et digne » de Bruno Le Maire, avant même que le parti centriste ne « suspende » officiellement sa participation à la campagne de François Fillon :