Présidentielle: Emmanuel Macron veut réduire de 120.000 le nombre de postes de fonctionnaires

ECONOMIE Emmanuel Macron a levé le voile sur son programme économique ce jeudi...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron à Paris, le 26 octobre 2016.
Emmanuel Macron à Paris, le 26 octobre 2016. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Emmanuel Macron dévoile son programme économique. Dans une interview publiée ce jeudi 23 février sur le site du quotidien Les Echos, le candidat d’En Marche ! l’ancien ministre de l’Economie, qui vient de recevoir le soutien du centriste François Bayrou, s’engage à réduire la dépense publique française de trois points de PIB en cinq ans : soit 60 milliards d’euros d’économies par rapport à la hausse spontanée de ces dépenses. Pour ce faire, il prévoit notamment de réduire de 120.000 le nombre de postes de fonctionnaires en cinq ans, par non-renouvellement des départs, dont 70 000 dans les collectivités locales.

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Cependant, « je ne supprimerai aucun poste dans la fonction publique hospitalière », promet-il, plaidant pour « la réorganisation du système de soins » dans le cadre d'« un vrai plan de modernisation de l’hôpital. » Cela devrait permettre de réaliser « 15 milliards » d’économie sur l’assurance-maladie, calcule-t-il. « Ensuite je réaliserai 10 milliards d’euros d’économies sur l’assurance-chômage grâce aux réformes structurelles. Le taux de chômage peut raisonnablement atteindre 7 % en 2022 », promet encore le candidat dans les pages du quotidien économique.

Cinquante milliards d'euros d'investissements

Le candidat déclare que le « poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro », alors qu’il était en 2015 de 57 % du PIB, contre 48,5 % en moyenne dans la zone euro.

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Le candidat annonce, s’il est élu àla présidence de la République, un plan d’investissement public de 50 milliards d’euros pendant le quinquennat afin de mettre en place un « nouveau modèle de croissance », explique-t-il aux Echos. Celui-ci comprendra une enveloppe de 15 milliards pour la formation des jeunes et des demandeurs d’emploi. Quinze autres milliards « seront consacrés à la transition écologique et énergétique, y compris en accompagnant, comme à Fessenheim, les territoires. » Dans cette interview, l’ancien ministre annonce également une baisse nette de 20 milliards d’euros sur les prélèvements obligatoires pendant le quinquennat.