Présidentielle: Jean-Luc Mélenchon est disponible «dimanche ou lundi» pour discuter avec Benoît Hamon

PRESIDENTIELLE Alors que le candidat écolo se retire au profit de celui du PS, Jean-Luc Mélenchon assure qu’il est prêt à négocier…

O. P.-V.

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Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de «L'Emission politique» le 23 fevrier 2017.
Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de «L'Emission politique» le 23 fevrier 2017. — PATRICK KOVARIK / AFP

Invité de L’Emission politique ce jeudi soir, le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a été précédé quelques minutes plus tôt par Yannick Jadot, sur France 2. L’écologiste a annoncé son ralliement derrière la candidature du socialiste Benoît Hamon, en échange de la promesse que ce dernier intègre dans son programme la sortie du nucléaire, la proportionnelle lors des législatives et l’arrêt de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un accord « formidable », selon Jadot.

La question a donc fusé dès le début de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon : le député européen est-il lui aussi prêt à négocier avec Hamon pour former une coalition de gauche au premier tour de l’élection présidentielle ?

« Je ne peux pas accepter de négocier je ne sais quoi sur un coin de table »

Réponse : oui. « Parlons-nous, je suis bien d’accord », a dit Mélenchon, qui a assuré avoir déjà fait le premier pas, en proposant un rendez-vous et en écrivant une lettre contenant ses conditions pour négocier. « S’il y a un problème aujourd’hui à gauche, ce n’est pas moi qui le pose », selon l’ancien ministre et sénateur, qui a accusé le Parti socialiste de ne pas être réellement en faveur d’une VIe République, mur porteur du programme de la France insoumise.

Son candidat a ironisé sur sa disponibilité pour discuter avec Benoît Hamon : « Vendredi, je déjeune avec Pierre Laurent [secrétaire national du Parti communiste, Ndlr], je suis d’accord dimanche ou lundi s’il le veut pour le rencontrer », a-t-il lancé en souriant, demandant au passage une réponse à sa lettre adressée il y a une semaine au candidat PS. Jean-Luc Mélenchon s’est aussi permis un dernier tacle au moment de clore la question du rassemblement, estimant qu’il ne peut pas « accepter de négocier je ne sais quoi sur un coin de table pour échanger des circonscriptions comme un Yannick Jadot ».