Présidentielle: Marine Le Pen a rencontré le président libanais, son premier tête-à-tête avec un chef d’Etat

LIBAN La présidente du Front national, en visite à Beyrouth, veut renforcer sa stature internationale…

20 Minutes avec AFP
— 
Marine Le Pen aux côtés du président libanais Michel Aoun.
Marine Le Pen aux côtés du président libanais Michel Aoun. — Hussein Malla

Elle souhaite paraître plus présidentiable. En quête de crédibilité internationale, Marine Le Pen a ce lundi, pour la première fois, rencontrer un chef d’Etat étranger en exercice, le président libanais Michel Aoun. Jusqu’ici, la présidente du Front national peinait à dépasser son cercle d’alliés européens.

Lors de ce voyage, repoussé à plusieurs reprises, la candidate à l’élection présidentielle va rencontrer « des personnalités, des autorités politiques et religieuses de premier plan », se félicite-t-on dans son entourage.

« Francophonie », « coopération économique » et « lutte contre le fondamentalisme islamiste » au menu

« Nous avons évoqué la longue et fructueuse amitié entre nos deux pays », a déclaré la dirigeante du Front national à l’issue d’une rencontre de 30 minutes au palais présidentiel à Beyrouth.

Pour la présidente du FN, cette première vise à renforcer sa stature internationale, selon son entourage : elle n’a, officiellement, jamais rencontré de chef d’Etat étranger en exercice. De même source, on jure toutefois que « ce n’est pas la première fois » qu’elle voit un dirigeant étranger : « les visites sont publiques ou elles ne le sont pas »…

>> A lire aussi : Marine Le Pen présente à la Trump Tower, sans rencontrer Trump

Ce lundi, Marine Le Pen doit également rencontrer lele Premier ministre Saad Hariri ainsi que le ministre des Affaires étrangères Gebrane Bassil. Outre le duo exécutif, la présidente du FN va également rencontrer des parlementaires francophones et faire un tour dans Beyrouth.

Mardi, elle verra le moufti de Beyrouth, le patriarche maronite et Samir Geagea, chef chrétien maronite des Forces libanaises (droite chrétienne). « On va parler francophonie, mais pas seulement, coopération économique, lutte contre le fondamentalisme islamiste », a-t-elle indiqué.