Affaire Fillon: «Nous ne pouvons plus faire campagne», constatent certains élus LR

PRESIDENTIELLE François Fillon est « dans une forme de déni de réalité », a notamment déclaré Georges Fenech...

H. B. avec AFP

— 

Le député (LR) du Rhône Georges.
Le député (LR) du Rhône Georges. — BERTRAND GUAY / AFP

« Nous ne pouvons plus faire campagne ». C’est le constat dressé par certains élus Les Républicains qui se sont réunis lundi soir pour faire le point sur la situation de leur candidat à la présidentielle, François Fillon, confronté à l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope.

>> A lire aussi : Georges Fenech lance une pétition pour remplacer François Fillon

Ce dîner, organisé par les députés sarkozystes Sébastien Huyghe et Georges Fenech, regroupait une vingtaine de parlementaires comme Claude Goasguen ou encore Nadine Morano « qui partagent un certain nombre d’inquiétudes car, sur le terrain, la situation n’est pas bonne », a indiqué le député de la Somme Alain Gest, lui aussi sarkozyste.

Une lettre ouverte à Fillon

« Nous avons échangé et nous avons fait le constat de dégâts sur le terrain de toutes ces affaires, l’impossibilité de faire campagne, de mobiliser nos militants », a déclaré Georges Fenech. « Nous souhaitons briser cette chape de plomb dans laquelle François Fillon s’est enfermé », a poursuivi le député LR du Rhône, pour qui le candidat est « dans une forme de déni de réalité ».

>> A lire aussi : A quoi a servi le sursis de 15 jours demandé par François Fillon à ses troupes?

Ce dernier assure qu’il n’y avait « pas d’esprit de revanche » chez les élus présents au dîner, qui n’étaient « téléguidés par personne » et n’avaient « pas de solution alternative » à proposer. Mais il estime que « la solution passe par un bureau politique » LR, qui ne s’est pas réuni depuis le mois de novembre car « nous savons bien que nous courrons vers un désastre annoncé », que « le navire tangue et menace de couler », a ajouté le député, qui avait déjà jugé « caduque » le résultat de la primaire. Ce mardi, ces élus ont adressé une lettre ouverte au candidat de la droite. « Face à cette crise majeure, il est de ton devoir de réunir sans délais le bureau politique de notre mouvement […] », est-il notamment écrit.

D’autres voix se font également fait entendre à droite. Sur Twitter, le sénateur LR de la Côte d’Or Alain Houpert a également fait part de ces inquiétudes. « François Fillon nous avait dit d’attendre 15 jours. Rien ne s’est amélioré », a-t-il constaté.