Elections régionales: Pernelle Richardot siégera au conseil régional dans le Grand Est

ELECTIONS La socialiste Pernelle Richardot, tête de liste dans le Bas-Rhin de la liste Jean-Pierre Masseret mais qui s’était désisté, a l’intention de siéger au conseil régional. Une décision prise collectivement…

Floréal Hernandez

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Pernelle Richardot était la tête de liste PS du Bas-Rhin pour les élection régionales ACAL. (Archives)
Pernelle Richardot était la tête de liste PS du Bas-Rhin pour les élection régionales ACAL. (Archives) — G. Varela / 20 Minutes

« Je vais siéger », lance Pernelle Richardot. Si la place est individuelle au conseil régional, la décision de voir l’élue y participer a été collective. « Le bureau fédéral (du Parti socialiste 67) l’a décidé tard dimanche soir à l’unanimité. »

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Lundi dernier, Pernelle Richardot, numéro 1 sur la liste Jean-Pierre Masseret dans le Bas-Rhin, s’était désistée et avait porté à la préfecture du Bas-Rhin, mardi, sa lettre de retrait comme 70 autres colistiers socialistes d’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. « Ça a été une décision douloureuse. Il me semblait que le maintien de la liste était trop dangereux pour notre région. Je continue de penser que Jean-Pierre Masseret a pris un risque énorme. »

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L’élue strasbourgeoise n’a pas encore eu le temps de joindre celui qui a obtenu 15 % au second tour, dimanche. « Je respecte l’homme, ses valeurs. On a divergé sur la stratégie », explique Pernelle Richardot qui soutient toujours le projet porté par Jean-Pierre Masseret pour l’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Dans le nouveau conseil régional, elle compte « siéger pour peser dans cette nouvelle région ». Ce sera au sein d’un groupe socialiste avec notamment Julien Vaillant ou Bertrand Masson, autres colistiers ayant appelé au retrait de la liste élus dimanche. Avec Jean-Pierre Masseret ? « Ce n’est pas à moi de le dire. Je ne suis ni Solférino, ni la commission des conflits. » Car le PS doit examiner l’éventuelle exclusion du Lorrain.

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Concernant une nouvelle gouvernance évoquée par Philippe Richert, dimanche suite à son élection via des votes de gauche ou écologistes, Pernelle Richardot attend de voir ce qu’il en sera. Robert Herrmann a mis en avant le modèle de l’Eurométropole socialiste mais avec des vice-présidences aux mains d’élus de droite. « L’expérience est intéressante mais doit-on la suivre ? Je ne veux asséner aucune vérité à personne », annonce Pernelle Richardot.