Régionales 2015 : Jean-Jack Queyranne, le baron policé, vise un troisième mandat

PORTAIT A quelques heures du résultat du scrutin, «20 minutes» dresse le portrait du président PS sortant de Rhône-Alpes, l'un des deux favoris de l'élection...

Caroline Girardon
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Jean-Jack Queyranne en meeting le 9 décembre 2015 à Lyon
Jean-Jack Queyranne en meeting le 9 décembre 2015 à Lyon — JEFF PACHOUD AFP

Il aime se présenter comme un homme de « compromis », un « modéré ». Certains diront de lui qu’il incarne l’antithèse de Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, avec lequel il entretient des rapports tendus. Quant à ses adversaires, ils ne manqueront pas de souligner qu’il manque de caractère.

Qu’importe. A 70 ans, le socialiste Jean-Jack Queyranne vise un troisième mandat à la tête de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes. Une candidature qui n’a pas fait l’unanimité puisque la fédération du parti socialiste du Rhône s’est bien gardée de le soutenir publiquement pendant la campagne d’avant premier tour.

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Sa force : ne jamais s’avouer vaincu. Persuadé de pouvoir « l’emporter au sprint final », Queyranne a fini par combler son retard dans les sondages. Et rallier à sa cause, ceux qui l’avaient lâché dès le départ.

Des débuts aux côtés de Charles Hernu

Né à Lyon, ce diplômé de droit et de sciences politiques enseignant à l’université a fait ses débuts en politique en 1977, à l’âge de 31 ans à Villeurbanne aux côtés de Charles Hernu. Mais c’est surtout à Bron qu’il poursuivra l’essentiel de sa carrière politique locale. Elu maire en 1987, il restera en poste jusqu’en 1997.

Ses ambitions nationales débutent en 1981. Cette année, élu député, il fera ses premiers pas à l’Assemblée nationale pour devenir finalement un habitué des lieux. Il enchaînera ainsi cinq mandats. Ce qui ne l’empêchera pas d’être appelé au gouvernement en 2000 par Lionel Jospin qui le nommera ministre des relations avec le Parlement.