Régionales: Un second tour indécis en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

ELECTIONS Trois points séparent Virginie Calmels d'Alain Rousset avant le second tour dimanche soir...

Mickaël Bosredon

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Alain Rousset (PS) et Virginie Calmels (LR)
Alain Rousset (PS) et Virginie Calmels (LR) — UGO AMEZ/SIPA

Rien n'est encore joué en Aquitaine-Limousin-Poitou Charente. Virginie Calmels, tête de liste Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT, n'a pas réussi le pari de terminer devant son adversaire socialiste au soir du premier tour, le 6 décembre. Mais elle espère rattraper son retard de trois points dimanche soir.

 

 

En tête au premier tour avec 30,4 % des voix devant Virginie Calmels (27,2 %), le socialiste Alain Rousset entend de son côté garder à gauche la nouvelle grande région. Le président sortant de l'Aquitaine a fusionné sa liste avec celle d'EELV (5,6 % au premier tour), qui peut lui assurer un renfort de voix dimanche. Mais pour cela, il a dû assurer que la région ne financera plus de lignes à grande vitesse à l'avenir, alors qu'il soutient le projet de LGV entre Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Alain Rousset peut également compter sur une partie de celles du Front de Gauche, qui a manqué de peu la barre des 5 % au premier tour. Mené par Olivier Dartigolles, le Front de gauche n'a recueilli que 4,85% des suffrages et ne pouvait donc pas fusionner avec la tête de liste d'Union de la gauche. Mais il a appelé à faire barrage à la droite et à l'extrême-droite.

François Bayrou réaffirme son soutien à Virginie Calmels

Tête de liste Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT, Virginie Calmels, a dénoncé de la « politique politicienne », et ne peut compter sur le même apport au second tour. Certaines fédérations départementales du MoDem (Dordogne, Corrèze, Creuse) ont même laissé leurs électeurs « libres de leur choix » pour le second tour.

Le président du parti centriste François Bayrou a cela dit rappelé que Virginie Calmels avait le soutien total et incontestable du MoDem.

Le Front National en embuscade

Auteur d'une forte poussée le 6 décembre, le Front national, dont le candidat Jacques Colombier a rassemblé 23,2 % des voix, compte sur cette triangulaire pour renforcer son implantation. Il a notamment terminé en tête dans le Lot-et-Garonne, et dans certains secteurs ruraux comme le Médoc. Ce ne sera pas suffisant pour espérer l'emporter, mais Jacques Colombier entend réaliser le meilleurs score possible pour envoyer à l'assemblée régionale le plus d'élus possible.

L'ambiance entre les deux tours s'est relativement tendue entre les deux tours. Virginie Calmels a ainsi dénoncé le salaire « illégal » du directeur général des services (DGS) de la région Aquitaine recruté par Alain Rousset. A gauche, on estime que la candidate de la droite et du centre fait la « chasse aux voix du FN » pour remonter la pente.