Régionales 2015: Nicolas Sarkozy fait un appel du pied à «ces millions de Français qui ont voté FN»

POLITIQUE Pour Nicolas Sarkozy, en meeting mardi soir à Rochefort, le vote pour le Front national n’est pas un vote contre la République » et « n’est pas immoral »...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy en campagne à Rochefort pour l'entre-deux-tours des régionales, le 7 décembre 2015.
Nicolas Sarkozy en campagne à Rochefort pour l'entre-deux-tours des régionales, le 7 décembre 2015. — XAVIER LEOTY / AFP

La campagne de l'entre-deux-tours s'intensifient entre les forces de droite. Nicolas Sarkozy, président des Républicains a lancé mardi soir, dans une manifeste main tendue à l’électorat du Front national, un appel au « peuple de France tenté par la radicalité » et « qui n’en peut plus de colère, d’exaspération, d’angoisse ».

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« A ces millions de Français qui ont voté pour le Front national », l’ancien président de la République a adressé le message que « le vote pour le Front national n’est pas un vote contre la République » et « n’est pas immoral », sinon la République ne tolérerait pas des candidats et des votes FN depuis 30 ans.

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Mais la France « n’en peut plus de colère, d’exaspération, d’angoisse » et cela la conduit « à exprimer non un choix, mais une vraie colère, non à réfléchir, mais à réagir », a-t-il lancé à Rochefort (Charente-Maritime) en référence au vote FN, lors d’un meeting de soutien à Virginie Calmels, tête de liste d’union Droite-Centres (Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT) en Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes.

Des «gens qui n'ont jamais rien dirigé»

Puis, attaquant le programme du FN, il a exhorté les électeurs à ne pas confier des régions « à des gens qui n’ont jamais rien dirigé, qui n’ont aucun projet, qui n’ont aucune maîtrise de soi, qui créeraient les conditions du chaos ». « Les gestes d’humeur, on les regrette toujours ». « C’est sérieux les régions, c’est sérieux la France ».

Dans un discours au ton très programmatique, national, Nicolas Sarkozy a évoqué longuement et avec virulence le besoin de protection des Français après les attentats de 2015, en interpellant le gouvernent : « Comment se fait-il qu’entre le 14 janvier et le 13 novembre, rien n’ai été entrepris pour protéger les Français » ?

La défense de la « France de toujours »

Il s’est aussi attardé sur « la ruralité qui se sent abandonnée », autre terreau avéré de voix du FN, en déplorant « un décrochage doublé d’une humiliation : on meurt et tout le monde s’en moque » ! Il a assuré qu’il faudra « dans le projet d’alternance » de la droite « un véritable Plan Marshall pour la ruralité », comme il y eut il y a 20 ans un « Plan Marshall » pour les banlieues.

Il a aussi assuré que sa famille politique ne se laisserait pas à l’avenir déposséder, par l’extrême droite, du thème de la défense de la « France de toujours », de savoir « si elle » restera la France. « Ce débat-là, on nous ne le volera plus, nous allons l’imposer à la République Française", a-t-il lancé.