Hervé Morin, qui mène la liste LR-UDI-Modem, est arrivé en tête du premier tour des régionales en Normandie.
Hervé Morin, qui mène la liste LR-UDI-Modem, est arrivé en tête du premier tour des régionales en Normandie. — Eric DESSONS /JDD/SIPA

ÉLECTIONS

Régionales 2015: En Normandie, une triangulaire qui s'annonce très serrée

Plusieurs listes de gauche ont fusionné pour affronter la liste LR-UDI-Modem et celle du FN...

Il y aura une triangulaire aussi en Normandie, au second tour des élections régionales dimanche. Trois listes s’affronteront après la fusion des listes de la gauche, EELV et Front de gauche.

A lire aussi : Tous les résultats du premier tour en infographies

Et aussi : Vos candidats en Normandie

La gauche unie peut l’emporter grâce au report des voix

En tête, la liste LR-UDI-Modem conduite par le centriste Hervé Morin a rassemblé 27,9 % des voix au premier tour, devançant de justesse la liste du FN menée par Nicolas Bay, qui a remporté 27,7 % des suffrages.

La liste menée par le président socialiste sortant de Haute-Normandie Nicolas Mayer-Rossignol, arrivée en troisième position (23,5 %), celle du Front de gauche (7,04 %) et d’EELV (6,14 %) ont annoncé ce mardi leur fusion pour le second tour. ​La gauche unie peut arithmétiquement l’emporter au second tour.

Déplacement de François Fillon

Pour cette triangulaire, la victoire d’Hervé Morin est « possible », a estimé lundi François Fillon (LR) à Caen devant environ 1.300 militants lors d’un meeting. « Je suis là ce soir parce que la situation est très sérieuse », a aussi dit l’ancien président de la région Pays-de-la-Loire.

« On s’est pris un coup sur la tête hier soir », lui a par ailleurs fait écho le député LR de l’Eure Bruno Lemaire.

Les avis des politologues

Pour Michel Bussi, politologue de l’université de Rouen interrogé par l'AFP, Hervé Morin «est en position de pouvoir l'emporter (...) Il devra plutôt aller chercher des voix chez les abstentionnistes dans les villes». Mais «le FN est en embuscade dans une région où l'on parle moins de lui», ajoute-t-il. 

Christophe Boutin, de l'université de Caen, voit lui «peut-être un petit avantage» pour la gauche, susceptible d'attirer un électorat centriste, tandis que le centriste Morin aurait du mal à prendre des voix au FN.