Régionales 2015: Pas d'accord entre Le Drian et les écologistes en Bretagne

ELECTIONS Les négociations entre les deux listes ont échoué...

C.A.

— 

Jean-Yves Le Drian ici lors de son vote au premier tour des régionales à Guidel, dans le Morbihan.
Jean-Yves Le Drian ici lors de son vote au premier tour des régionales à Guidel, dans le Morbihan. — DAMIEN MEYER/AFP

« Si j’y vais, ce sera sans les Verts ». Lancée il y a quelques mois dans une interview, cette petite phrase de Jean-Yves Le Drian résonne curieusement aujourd’hui. Au surlendemain du premier tour des élections régionales, la tête de liste socialiste en Bretagne a annoncé que « les discussions n’ont pas permis d’aboutir » à un accord avec la liste écologiste de Réné Louail.

>> A lire aussi : Comment Le Drian a séduit la Bretagne sans faire campagne

Créditée de 6,70 % des voix, la liste EELV avait annoncé lundi vouloir trouver un accord avec Jean-Yves Le Drian. Dans un communiqué, le ministre de Défense a fait savoir que « plusieurs propositions avaient été formulées » notamment « en termes de postes en positions éligibles sachant que notre liste actuelle comporte déjà des candidats écologistes ». La liste socialiste assure que « les exigences d’Europe Ecologie n’ont pas permis d’aboutir à une entente équilibrée au regard des scores obtenus au premier tour ».

Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir la secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts Emmanuelle Cosse, qui a dénoncé « une attitude lamentable ». Au premier tour, la liste de Jean-Yves Le Drian a récolté 34,92 % des suffrages, loin devant le candidat de la droite et du centre Marc Le Fur (23,46 %) et le Front national de Gilles Pennelle (18,2 %).

En 2010 déjà, aucun accord n'avait pu être trouvé entre Le Drian et les écologistes et Guy Hascoët s'était maintenu au second tour des régionales, ce qui n'avait pas empêché l'ancien maire de Lorient de triompher.

Les Pays de la Loire y sont parvenus

Même dans la région voisine des Pays de la Loire, un accord a pu être trouvé entre EELV et le Parti socialiste malgré leur opposition sur le sujet de Notre-Dame-des-Landes. Contrairement à la Bretagne où Jean-Yves Le Drian est largement en tête, l'accord semblait en Pays de la Loire nécessaire pour une gauche qui espère garder la région.