VIDEO. Régionales 2015: Le Parti de Gauche soutient, seul, le candidat de gauche Jean-Pierre Masseret dans le Grand-Est

JOURNAL DES REGIONALES Principaux faits, petites phrases et off… Toutes les infos de la campagne pour les élections régionales à retrouver sur «20 Minutes»...

Anne-Laëtitia Béraud

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Jean-Pierre Masseret tête de liste socialiste pour les élections régionales en Alsace-Champagne-Ardennes -Lorraine à Maizieres les Metz le 7 décembre 2015.
Jean-Pierre Masseret tête de liste socialiste pour les élections régionales en Alsace-Champagne-Ardennes -Lorraine à Maizieres les Metz le 7 décembre 2015. — POL EMILE / SIPA/SIP

Second tour des élections régionales J-5

Le second tour des élections régionales, c’est dimanche prochain. Le premier tour, dimanche, a vu le Front national dominer le scrutin dans six régions sur treize. La droite vire en tête dans quatre régions, et la gauche dans trois. 20 Minutes vous livre toutes les informations en ce mardi de campagne…

>> Tous les événements de la campage des régionales dans notre live de ce mardi

Les listes du second tour déposées jusqu’à 18h

Les tractations vont bon train pour composer les listes en vue du second tour, dimanche. En effet, les candidats qualifiés ont jusqu’à ce mardi 18h pour déposer leurs listes. Dans la grande majorité des régions, cela ne pose pas de problème… sauf dans le Grand Est, où le candidat socialiste a refusé de retirer sa liste au profit de la droite, malgré les appels du pied du PS.

>> A lire aussi : Manuel Valls appelle lundi soir à voter à droite dans trois régions

Pour André Vallini (PS), voter pour le candidat PS dans le Grand Est peut faire gagner le FN

André Vallini, secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, estime que voter pour le candidat PS arrivé 3e dans le Grand Est est dangereux. Sur Europe 1, il a expliqué que « voter Jean-Pierre Masseret, c’est prendre le risque de faire élire Florian Philippot », le candidat frontiste.

Le secrétaire d’Etat a aussi expliqué qu’une victoire du FN en régions serait catastrophique pour l’avenir économique des régions concernées. Les nouvelles grandes régions « ont plus de compétence dans le domaine économique, avec l’exclusivité de l’aide aux entreprises », a-t-il expliqué. « Je suis donc très inquiet. Comment confier le développement économique, notamment à l’international, à des gens du FN qui sont pour la fermeture des frontières, le repli sur soi, et qui refusent l’Europe ? ».

Le Parti de Gauche soutient Jean-Pierre Masseret dans le Grand-Est

Fustigé par les socialistes, la tête de liste socialiste dans le Grand-Est Jean-Pierre Masseret a trouvé un rare allié ce mardi. Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de Gauche, a assuré le candidat de son soutien. Sur RMC-BFMTV, la conseillère de Paris a estimé que « Jean-Pierre Masseret a raison de se maintenir ».

Le candidat de droite Xavier Bertrand ne croit plus en la politique

Le candidat LR Xavier Bertrand, arrivé loin derrière le FN dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie dimanche, balance sur la classe politique nationale ce mardi. « Je ne supporte plus la politique nationale, cette politique où tout le monde pense à son nombril, tout le monde dit j’ai compris et ils font rien » a-t-il déclaré sur BFMTV-RMC.

L’ancien ministre du Travail a également critiqué les consignes de votes entre les deux tours des élections régionales. « Qui on est pour donner des conseils aux gens alors qu’on n’a pas été capables de sortir la France de ses difficultés ? » s’est-il interrogé.

Luc Chatel (LR) conforte le maintien du candidat de droite arrivé 3e en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Fidèle aux consignes du parti Les Républicains, Luc Chatel, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, soutient le candidat de droite en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées Dominique Reynié. Malgré un score bien en deçà de ses espérances (18,84 %), la liste du candidat de droite arrivée en 3e place dimanche ne retirera pas sa liste. Pour Luc Chatel, un retrait de cette liste de droite est « sans doute le meilleur moyen de faire élire le Front national », a-t-il affirmé sur Sud Radio et Public Sénat. L’ex-ministre s’est aussi exprimé à propos du vote frontiste des jeunes, signe d'« un constat d’échec pour tous les partis de gouvernement »

" le vote #FN des jeunes, un constat d’échec pour tous les partis de gouvernement" #Territoiresdinfos @LucChatel pic.twitter.com/2lkGHRy8PY

— Public Sénat (@publicsenat) December 8, 2015

>> A lire aussi : Les jeunes électeurs préfèrent le FN… depuis les années 2000

En Ile-de-France, Valérie Pécresse ne veut pas de Nicolas Sarkozy à ses meetings

Non, Valérie Pécresse ne veut pas de Nicolas Sarkozy à ses réunions publiques de campagne. « Ni lui », ni « aucun ténor national », a affirmé la candidate tête de liste de la droite en Ile-de-France sur i-TELE. Pour expliquer cette réticence, la candidate a lancé : « Ça n’est pas le président de mon parti qui se présente » aux suffrages des électeurs franciliens. « Maintenant c’est moi qui vais diriger la région, c’est moi que les Franciliens veulent entendre, c’est moi qu’ils veulent juger », a-t-elle ajouté. Le président du parti appréciera.