Régionales 2015: Estrosi règle ses comptes avec le FN et la famille Le Pen

LIVE Revivez les négociations en attendant le second tour des élections régionales...

B.D. et N.Beu.
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Christian Estrosi, le 7 décembre 2015 à Vitrolles.
Christian Estrosi, le 7 décembre 2015 à Vitrolles. — AFP
  • Le FN est arrivé en tête dans six régions sur 13 dimanche soir (Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Centre-Val de Loire, Franche-Comté-Bourgogne)
  • Manuel Valls a appelé à voter pour la droite en PACA, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et aussi en Aslace-Lorraire-Champagne-Ardenne, où le candidat PS refuse de se retirer.
  • Nicolas Sarkozy, en revanche, continue sur la stratégie du «ni, ni» car il ne veut pas «d'arrangement dans le dos des électeurs».
16h25 : Ce live est désormais terminé. Vous pouvez retrouver la suite des tractations de ce soir par ici. On saura notamment à 18h si Jean-Pierre Masseret (PS) se maintient dans le Grand Est.
16h18 : Estrosi se fâche et se lâche contre le FN

Le candidat LR en Paca règle ses comptes politiques et personnels avec le Front national et la famille Le Pen.

Depuis des années que je combats le @FN_officiel plus rien ne m’étonne venant d’eux. Après les mensonges @MLP_officiel sur l’UOIF 1/4
— Christian Estrosi (@cestrosi) December 8, 2015
Après fausses rumeurs militants @FN_officiel sur l’une de mes deux filles prétendant que je l’aurais mariée en cachette à un islamiste 2/4
— Christian Estrosi (@cestrosi) December 8, 2015
Aprés le tweet pitoyable et antisémite me reprochant de participer à une fête juive publié par @lepenjm qu’il a d’ailleurs vite retiré 3/4
— Christian Estrosi (@cestrosi) December 8, 2015
.@lepenjm franchi nouveau pas dans l’ignoble, insinuant que mon père, aurait eu attitude douteuse pendant la guerre pic.twitter.com/GGmrsO9FCJ
— Christian Estrosi (@cestrosi) December 8, 2015
Je viens ici défendre honneur de ma famille & mon père insulté. Je n’accepte pas que clan Le Pen crache sur sa tombe pic.twitter.com/PGg68YFAt1
— Christian Estrosi (@cestrosi) December 8, 2015
Mon père, a refusé d’être embrigadé dans STO, refusant de se soumettre aux nazis. Il a été arrêté Gestapo & emprisonné à Clermont-Ferrand.
— Christian Estrosi (@cestrosi) December 8, 2015

La suite sur le compte Twitter de Christian Estrosi.

16h13 : Le point de 16h13

Si vous avez manqué le début et que vous ne voulez pas reprendre ce live au commencement, on vous rappelle brièvement ce qu'il faut retenir de ce début de journée.

*Jean-Pierre Masseret (PS) ne veut pas se retirer dans le Grand Est, malgré les demandes répétées de tous les socialistes ou presque. Mais si 50% de ses colistiers l'abandonnent d'ici 18h, il ne pourra pas présenter sa liste.

*Dominique Reynié (LR-UDI-MoDem) se maintiendra bien au second tour. Le Parti radical demande tout de même à l’UDI de lui retirer son investiture.

*En région Paca, Christian Estrosi (LR) promet un « Conseil territorial » à la gauche pour qu'elle puisse « se prononcer sur la vie de la collectivité».

*Jean-Yves Le Drian (UG) n'ira pas au second tour avec les écolos. Sa liste d'union de la gauche ne fusionnera pas avec celle d'EELV.

15h42 : Fusion sur l’île de la Martinique

Le député indépendantiste martiniquais Alfred Marie-Jeanne (MIM-REG) et le Républicain Yan Monplaisir (LR) sont tombés d’accord pour fusionner leur liste en vue du second tour des élections à l’Assemblée de Martinique. Les deux dirigeants se sont mis d’accord sur un « contrat de gestion de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM) », selon l'AFP, qui cite des sources concordantes à Fort-de-France.

15h50 : « Il faudra changer de politique », dit Hamon

Il « faudra changer de politique » au lendemain des élections régionales et la majorité actuelle « a failli manifestement » dans plusieurs domaines, a estimé mardi l’ancien ministre PS de l’Education, Benoît Hamon. « Le seul déni, s’il devait y en avoir un, c’est aujourd’hui vis-à-vis d’une situation où les gens sont légitimes à demander un changement de politique », a dit le député sur France 3. « Tout le monde, a-t-il ajouté, s’émeut du score du Front national et une fois l’élection passée, rien ne change. Alors, oui, au lendemain des élections régionales, il faudra changer de politique. »

15h42 : Pour Estrosi, Maréchal-Le Pen est l'« ennemie des femmes »

Marion Maréchal-Le Pen a montré son visage « d’ennemie de femmes » lorsqu’elle a annoncé la suppression d’aides familiales pour des raisons idéologiques « sectaires », dénonce Christian Estrosi, en visite à Nice dans une association d’aide aux victimes de violences conjugales ou familiales. « Mme Le Pen se montre en ennemie des femmes, tout simplement. Vous avez d’un coté ceux qui sont les ennemis de la France et qui voudraient imposer aux femmes la loi de la charia, de l’autre vous avez une famille politique qui veut imposer aux femmes des démarches extrêmement discriminantes », a déclaré l’élu.

15h35 : Reynié (LR) ne fait « aucune différence » entre PS et FN

Le candidat LR en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivé en troisième position au premier tour, suit la ligne Sarkozy: l’ex-politologue ne voit « aucune différence » entre le PS et le FN et se maintient donc. Plus de détails dans l’article de notre journaliste à Montpellier Nicolas Bonzom.

15h21 : La CGT appelle à « mettre en échec » le FN

Dans un communiqué, le premier syndicat français « appelle à mettre en échec partout le Front national sur ses prétentions électorales et ses objectifs politiques et sociaux ». « Le FN divise et met en opposition le monde du travail, et fait ainsi le jeu du patronat », dénonce la CGT. Selon elle, le programme du parti de Marine Le Pen est un « projet de régression sociale ». « Il menace les libertés durement conquises par les travailleurs, la liberté d’expression au travail comme dans la société, la liberté de la presse, ou encore la liberté de mobilisation et d’organisation », détaille la centrale.

15h16 : Filippetti dénonce un « déni de défaite »

L’ancienne ministre critique le « déni de défaite » à gauche et à droite face au FN, dans une tribune au Monde datée de mercredi. La députée de Moselle estime en outre, dans ce texte, que le retrait des listes PS est « pour dimanche la seule issue, dans nos régions meurtries, notamment dans le Grand Est ». Selon elle, « la moitié du pays » est ignorée, « où le chômage de masse, où le sentiment d’abandon du monde ouvrier et du monde rural et des jeunes vient à renforcer la cohorte des électeurs du Front national ».

15h13 : Lagarde ne comprend pas le PS

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a jugé mardi « incompréhensible » que le PS ne se soit pas retiré entre les deux tours des élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, « où le score de l’extrême droite fait planer une lourde menace » de victoire du FN. Alors que Jean-Christophe Cambadélis se rend ce soir en Bourgogne pour soutenir la candidate du PS Marie-Guite Dufay, Lagarde écrit dans un communiqué qu’il « espère qu’il en profitera pour clarifier la position du PS dans cette région ». « Il est en effet incompréhensible que la liste de Madame Dufay se maintienne alors qu’elle est arrivée en 3ème position avec près de 9 points de retard sur l’extrême droite », ajoute-t-il.

15h05 : Masseret dément envisager un retrait, mais...

Décidément, dans l’Est, rien n’est clair. Alors que l’AFP indiquait plus tôt que la tête de liste PS « n’excluait pas un retrait » de sa liste en cas de multiplication des désistements, Jean-Pïerre Masseret a démenti lui-même y songer. Sur Europe 1, le socialiste assure qu'il « n’a aucunement l’intention de retirer » sa liste. « Je démens absolument » cette information, a-t-il ajouté. « Moi je suis pour le maintien de la liste, je ne reviendrai pas là-dessus, en revanche si une demande présentée collectivement par 50 % des membres de la liste est déposée en préfecture, je n’ai plus de liste. »

14h47 : Pécresse fait de la sécurité sa priorité

Elle n’est pas encore élue et elle aura certainement besoin de voix à la droite de la droite pour y arriver. Mais Valérie Pécresse connaît déjà sa première mesure : la mise en œuvre d’une série de dispositions liées à la sécurité autour des lycées et des transports. Parmi les propositions qu’elle compterait faire voter, le renforcement de la vidéosurveillance dans les transports, l’autorisation de la descente des bus entre deux arrêts la nuit, la sécurisation autour des lycées ou encore la mise en place de clôtures de sécurité dans tous les établissements.

14h41 : « Quand il y a le feu, il faut parfois réagir »

Gérard Onesta, chef de file de la liste EELV-Front de gauche en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, a justifié sa fusion avec la liste socialiste. « Je crois que là, il faut différencier la médecine d’urgence. Quand il y a le feu, il faut parfois réagir », a-t-il déclaré sur RMC. « Et là, dans l’entre-deux tours, barrage au Front national… Dans ma région, on connaît Béziers, on n’a pas envie de faire Béziers puissance mille », a-t-il argumenté.

14h30 : La tête de liste EELV appelle à voter Richert

Notre journaliste Floréal Hernandez rapporte sur Twitter que Sandrine Bélier appelle à voter pour le candidat de la droite dans le Grand Est. Malgré le maintien du candidat de la gauche.

 Avec "émotion", @sandrinebelier appelle à voter @Richert2015 au 2nd tour. Cc @20Minutes @20minutesstras
— Floreal Hernandez (@floreal_hdez) December 8, 2015
14h00 : Chassaigne (Front de Gauche) voterait pour la droite « sans hésiter » face au FN

André Chassaigne, le chef de file du Front de gauche à l’Assemblée nationale, a déclaré ce mardi que sil devait « choisir entre une liste FN et une liste Les Républicains, avec Bertrand [dans le Nord] ou quelqu’un d’autre, je voterais les Républicains sans hésiter », tout en regrettant le choix « unilatéral » du Parti socialiste de retirer ses listes.

Le résultat des régionales est un « choc terrible » qui nous « interpelle tous », a estimé le député du Puy-de-Dôme lors d’un point presse. « Au Front de gauche, nous avons eu un manque de lisibilité, il n’y avait pas deux régions où nous avions les mêmes alliances ni le même discours. C’était un méli-mélo incroyable », a-t-il admis.

13h50 : Des tribunaux d’instance et commissariats débordés par les demandes de procuration

En Île-de-France, l'abstention a atteint 54,10% au premier tour des régionales, quatre points au-dessus du niveau national. De nombreux citoyens ont finalement décidé de faire les démarches pour s’exprimer lors du second tour. Si le ministère de l’intérieur, contacté par 20 Minutes, est dans l’incapacité d’indiquer le nombre de procurations établies pour les élections régionales, ni « l’ampleur du phénomène » entre les deux tours, sur le terrain, les autorités compétentes se disent, elles, débordées. En témoigne ce reportage dans Paris de notre journaliste Romain Lescurieux.

 

Des tribunaux d’instance et commissariats débordés par les demandes de procuration

13h40 : Wallerand de Saint-Just dévoile son affiche pour le second tour

La tête du FN en Île-de-France se présente comme le « vrai vote utile » sur ses affiches élaborées pour le second tour des régionales. Au premier tour, sa liste a recueilli 18,41 % des voix.

Au second tour, il compte sur le report des voix de certains sympathisants de Nicolas Dupont-Aignan. « Il est clair qu’une bonne partie des électeurs de Nicolas Dupont-Aignan [qui a refusé de fusionner, malgré ses 6,56 % des voix, et n’a pas donné de consigne de vote, ndlr] viendront vers moi », a-t-il estimé lors d’une conférence de presse ce mardi. Il a aussi appelé les abstentionnistes à la « nécessité absolue de se mobiliser, compte tenu des dangers que font peser sur la région la fausse gauche et la fausse droite ».

 "Notre nouvelle affiche en IdF : dimanche, le vrai vote utile c’est le bulletin @FN_officiel !" #IDFBleuMarine pic.twitter.com/wRosIs9VmM
— W. de SAINT JUST (@wdesaintjust) December 8, 2015
13h20 : Fusionner les listes demande « des heures de négociations et beaucoup de café »

Les listes ayant obtenu plus de 5 % des suffrages au premier tour des régionales peuvent fusionner avec celles se maintenant au second tour (à 10 %). Le compte à rebours a commencé et les partis ont jusqu’à 18 heures ce mardi pour déposer des listes communes. Pour sélectionner les candidats, trouver un accord sur les programmes, il faut de longues heures de négociations et… beaucoup de café. Notre journaliste Thibaut Le Gal vous donne le mode d’emploi d’une bonne union :

 

Fusionner les listes demande « des heures de négociations et beaucoup de café »

13h04 : Christian Paul lui conseille de se taire

Le chef de file des députés frondeurs socialistes, Christian Paul, estime que Manuel Valls ne devait pas cette semaine « abuser de son expression » qui « souvent divise la gauche » et « fait monter le FN ». « Les Français qui font encore confiance à la gauche, et il y en a, ils souhaitent qu’un gouvernement de gauche fasse une politique de gauche », a-t-il explicité devant la presse. « Dans cette semaine, le Premier ministre ne doit pas abuser de son expression, parce que souvent elle divise la gauche, et elle fait monter le FN », selon Christian Paul.

12h59 : Valls défend le front républicain

« Personne ne peut comprendre qu’on puisse favoriser la victoire de [Florian] Philippot » dans le Grand Est, assure Manuel Valls, en référence au maintien de Jean-Pierre Masseret. Après avoir invité « chacun à la mobilisation » et affirmé que « l’important, c’est de se rassembler et de mobiliser les abstentionnistes » car des victoires sont « toujours possibles dans 9 régions » sur 13, le Premier ministre a considéré que le premier tour du scrutin a montré « un petit sursaut dû au contexte » post-attentats et qu'« il faut un autre sursaut dimanche » au second tour, selon des propos rapportés par des participants à la réunion des députés PS devant laquelle il s’exprimait.

12h58 : Sarkozy appelle à « faire bloc » autour de Pécresse

Nicolas Sarkozy a appelé devant les députés LR à « faire bloc autour de Valérie » Pécresse au second tour des régionales en Ile-de-France, car « c’est dur pour elle » face à Claude Bartolone (PS), selon des propos rapportés par des élus. « La difficulté, c’est que, pour gagner, les messages qu’on doit donner, selon les régions, ne sont pas les mêmes. Dans le nord, il nous faut les voix de gauche, dans le sud, il nous faut les voix de droite », a-t-il déclaré devant le groupe LR à l’Assemblée nationale.

12h54 : Masseret n’exclut pas un retrait, selon l'AFP

Jean-Pierre Masseret, tête de liste PS aux régionales dans le Grand Est, décidé à se maintenir au deuxième tour dimanche, n’a pas exclu que des désistements massifs de ses colistiers n’entraînent un retrait de sa liste, selon l'AFP. Interrogé par France Bleu Lorraine sur les pressions exercées par le Parti socialiste sur les membres de sa liste, il a estimé : « Sur moi, ça sera sans effet. Sur les colistiers, ça pourrait produire un effet. On attend 18h, voilà, on est sûr de rien encore. »

12h45 : Une tête de liste de Masseret se retire

Pernelle Richardot, l'adjointe au maire de Strasbourg, conseillère régionale en Alsace et tête de liste section 67 aux régionales, jette l'éponge. Elle lâche donc Jean-Pierre Masseret, qui a décidé de se maintenir malgré l'opposition de Manuel Valls.

 Je déclare me retirer de la liste @masseret2015 et appelle à faire barrage FN #ACAL #dnainfo @BleuAlsace @F3Alsace @lalsace @partisocialiste
— Pernelle Richardot (@PernelRichardot) December 8, 2015

Plus de détails dans l'article de l'un de nos journalistes à Strasbourg, Floréal Hernandez.

12h40 : Les radicaux veulent la tête de Reynié

Réuni en bureau politique, le parti a appelé à « faire partout et sans relâche barrage à l’extrême droite, et a demandé dans les régions où le FN est en tête le retrait de la liste arrivée en 3ème position pour permettre à la formation la mieux placée de le battre ». Le Parti radical demande donc à l’UDI de retirer l’investiture accordée à Dominique Reynié, candidat LR-UDI-MoDem en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, qui est arrivé en troisième position et qui a souhaité se maintenir malgré le risque que la région passe aux mains du FN.

12h22 : Pour Bruno Masure, c'est aussi la faute des médias

« Evidemment, les journalistes ne sont pas complices, mais il y a une vraie complaisance » à l’égard du FN, a dénoncé l'ancien journaliste sur Europe 1. Pour lui, les médias « tendent le micro quand [Marine Le Pen] joue du trombone sans jamais lui dire qu’elle joue faux ». Quant aux questions qu'on lui pose, « ce sont toujours les mêmes, sur l’identité, l’immigration ou la sécurité ». «Pour eux, c’est un tapis rouge. On ne les interroge jamais sur leurs propositions en matière de fiscalité et ils ne sont jamais contredits », déplore-t-il.

12h18 : Pour Valls, « rien ne justifie » de voter FN

« Il faut toujours entendre les angoisses, les souffrances, les colères de mes compatriotes », a déclaré le Premier ministre aux journalistes. « Mais je leur dis aussi, les yeux dans les yeux : rien ne justifie de voter pour un parti d’extrême droite, xénophobe, un parti qui n’aime pas la France. Un parti qui mettra en cause ce pour quoi eux-mêmes se battent, c’est-à-dire les petites retraites, leur pouvoir d’achat », a plaidé Valls. « C’est un parti qui fera fuir les entreprises de ces régions. C’est un parti qui enferme la France dans une vision rabougrie. C’est un parti qui ne porte pas les valeurs de la République », a-t-il justifié.

12h07 : Percée frontiste ou illusion électorale ?

Dans les commentaires, Gjane penche pour la seconde option.

GJANE | 08.12.2015 à 09:21

Présidentielles de 2012 FN = 6.4 millions de votants.
Régionales de 2015 FN = 6 millions de votants.
Et ils voudraient nous faire croire qu’ils font une percée historique.
Les démocrates ne sont pas allés voter (triste).

En réalité, c’est un peu plus complexe. 6,018 millions d’électeurs ont voté pour le FN dimanche. C’est certes moins qu’en 2012, lors de la présidentielle, mais les régionales affichent traditionnellement un taux d’abstention supérieur aux élections nationales. Si on compare ce chiffre avec des scrutins locaux, l’impression est différente. Le FN affiche ainsi une progression de 170 % par rapport aux régionales de 2010 (2,223 millions d’électeurs). Le parti gagne aussi un million de voix par rapport aux élections départementales de mars dernier (5,141 millions).

11h52 : Bertrand comprend la gauche

« C’est difficile pour un homme de gauche d’appeler à voter pour un homme de droite », a expliqué Xavier Bertrand sur BFMTV et RMC, au lendemain de l’appel de Manuel Valls. « C’est la même chose pour nombre d’électeurs de gauche qui ont eu un autre candidat jusqu’à dimanche soir, qui, d’une certaine façon, ont pu combattre mon projet, ma personne et qui, aujourd’hui, se disent que pour faire barrage au Front national, pour conduire vraiment la région, la diriger, lui redonner espoir, il vaut mieux moi que Marine Le Pen », a-t-il poursuivi. « Je mesure tout ce que ça représente pour eux. Surtout qu’en plus, ils l’ont déjà fait par le passé. Ils l’ont fait en 2002 pour Jacques Chirac » au second tour de la présidentielle, a-t-il ajouté.

11h34 : Delanoë regrette la droite chiraquienne

L’ancien maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, accuse. « Le Front national est un parti totalitaire. C’est un parti qui a une histoire, un héritage, c’est Vichy, c’est l’OAS. C’est un parti qui divise profondément les Français au moment où ils sont attaqués par des barbares. Et par rapport à ces attaques, la meilleure réponse, c’est l’unité », a déclaré Delanoë sur France Inter. « Ce que je regrette dans la position de la droite républicaine, c’est qu’elle rompt avec le chiraquisme qui voulait mettre des barrières infranchissables sur le plan idéologique entre la droite républicaine et l’extrême droite », a poursuivi l’ancien maire.



11h30 : Le tweetgate d’Hanouna en vidéo

Le post précédent sur la polémique Hanouna étant déjà un peu long, on publie la vidéo dans un nouveau. De rien.



11h20 : Pécresse dénonce l'accord de la gauche

Valérie Pécresse fustige l’accord de fusion des listes de gauche et des écologistes pour le second tour. « Vous savez, c’est des vieilles ficelles de la vieille politique. Ces photos posées où tout le monde fait la gueule et où tout le monde fait semblant de s’entendre », a lancé Valérie Pécresse sur I-Télé. « Moi, je ne vois pas ce qu’il y a de commun aujourd’hui entre les électeurs du Front de gauche et Claude Bartolone, le meilleur ami de Bernard Tapie. Je ne vois pas ce qu’il y a de commun entre les électeurs écologistes et l’homme qui a bétonné la Seine-Saint-Denis. Je crois que tout ça est totalement artificiel », a-t-elle développé.

11h16 : Des croix gammées sur la permanence d’une candidate PS

La députée PS de Seine-Maritime Estelle Grelier a déposé plainte après que sa permanence de Fécamp a été recouverte de croix gammées. Les faits se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi. « On a découvert lundi matin quatre croix gammées inscrites au marqueur sur les fenêtres » du local, a-t-on précisé. La députée, qui figure sur la liste du PS de Seine-Maritime pour les élections régionales en Normandie, a déposé plainte au commissariat de la ville.

11h09 : A Mitry-Mory, l'affaire des voitures brûlées n'a pas nui au FN

Dans cette ville, un cadre FN avait été condamné à trois ans de prison ferme pour avoir incendié une dizaine de voitures, avant de dénoncer l’insécurité dans la ville, rappelle Le Parisien. Ce qui n’a pas empêché le parti d’arriver en tête dimanche, avec plus de 34 % des voix.

10h57 : Ce que penserait Hollande de tout ça

Le Président n’a pas pris la parole sur les régionales et il ne devrait pas le faire, comme nous vous le disions plus tôt. Pour savoir ce qu’il pense du premier tour, on est donc obligés de s’en remettre aux indiscrets. Selon Europe 1, il est bien impliqué dans les discussions d’entre-deux-tours. Il trouverait même la situation positive pour son camp puisque la gauche serait en mesure de conserver cinq ou six régions, alors que la droite n’est pas certaine de lui en ravir une seule. Il aurait validé la stratégie du retrait, par principe républicain et calcul politique : en sacrifiant trois régions, il permet en effet aux autres candidats encore en lice de se présenter en véritables remparts contre le FN et de faire campagne sur ce thème.

10h51 : Pourquoi Le Drian y va sans les écolos

Notre journaliste à Rennes Camille Allain vous explique tout ça par ici.

10h45 : Estrosi promet un « Conseil territorial » à la gauche

« Si je suis élu, je ne peux imaginer que des milliers d’électeurs ne soient pas représentés. Je proposerai donc la création d’un Conseil territorial, qui permette à ceux qui ont fait le sacrifice de ne pas être candidat au second tour par esprit républicain, de pouvoir s’exprimer et se prononcer sur la vie de la collectivité », déclare Christian Estrosi dans La Provence. « Je réunirai également une fois par an une session à laquelle je convierai toutes les forces politiques de la région qui auraient pu avoir des élus et à qui je donnerai la parole », poursuit-il. « Enfin, je m’engage à consulter les représentants des différents partis avant les temps forts de la vie du Conseil régional. Je pense au budget, ou encore aux investissements importants que j’entends engager si je suis élu », ajoute encore le député-maire de Nice.

10h24 : Le tweetgate de Cyril Hanouna n’en finit pas

Le tweet de l’animateur de Touche pas à mon poste sur les régionales et la responsabilité des médias dans la montée du FN provoque des remous. Hier soir, la polémique s’est poursuivie sur le plateau de l’émission de D8. L’animateur a expliqué : « Hier, j’étais devant ma télé et j’étais assez énervé. Je ne m’adressais pas à tous les journalistes mais surtout aux journalistes des grands médias télé, qui n’avouent jamais qu’ils veulent faire aussi de l’audience sur le dos de tel ou tel parti. Le FN, on sait que c’est assez porteur en audience. » La discussion a alors dévié sur l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré et son tweet vengeur en réponse à Hanouna.

 Hanouna, ça fait 5 ans qu'il fait une émission ou il se met un doigt dans le cul en cassant un oeuf et il se plaint que les gens soient cons
— Sale Con (@Sale_Con) December 7, 2015

Hanouna a violemment répondu. « Insulter les téléspectateurs, ça je ne l’accepte pas, les gens votent pour qui ils veulent. (…) Y’a des gens qui sont en grande détresse, alors ce Pierre-Emmanuel Barré, (…) il est tranquille, il fait sa vie, il doit être très content, il doit aller boire un verre Rive gauche au Café de Flore tous les week-ends, il n’a pas à traiter les gens qui votent de tel ou tel parti de cons. Lui, il n’y a pas de fautes d’orthographe, mais si je le croise, il y en aura dans sa gueule. »

10h12 : Après Pécresse, Emmanuelle Cosse dézingue Le Drian

La patronne d’EELV est en forme. Sur Twitter, Emmanuelle Cosse s’en est prise ce matin à Jean-Yves Le Drian qui, contrairement à Claude Bartolone, a refusé en Bretagne de s’allier aux écologistes pour le second tour, qu’il aborde en tête.

 @JY_LeDrian ne veut pas d'accord avec les écologistes. Le rassemblement s'arrête à la Bretagne ? Attitude lamentable https://t.co/i8bJYxJD5j
— Emmanuelle Cosse (@emmacosse) December 8, 2015

Hier soir, déjà, la nouvelle numéro 3 de la liste de gauche à Paris avait taclé Valérie Pécresse, à qui elle reproche d’avoir repris un argument de campagne du FN.

 Et nous sommes seulement lundi... A ce rythme .@vpecresse adhère au FN d'ici dimanche https://t.co/i7PSitTheQ pic.twitter.com/aV06v9KrxC"
— Emmanuelle Cosse (@emmacosse) December 7, 2015
10h05 : Sarkozy ne viendra pas voir Pécresse

Valérie Pécresse l'a dit ce matin sur I-Télé: Nicolas Sarkozy ne participera pas à ses réunions publiques de campagne, « ni lui », ni « aucun ténor national ». « Ça n’est pas le président de mon parti qui se présente » aux suffrages des électeurs franciliens, a fait valoir Valérie Pécresse au journaliste qui lui demandait si Nicolas Sarkozy était « blacklisté » à ses meetings. « Maintenant c’est moi qui vais diriger la région, c’est moi que les Franciliens veulent entendre, c’est moi qu’ils veulent juger ».

9h59 : LA punchline d’hier soir

Si vous avez raté l’interview de Nicolas Sarkozy sur France 2 hier soir, séance de rattrapage express. Voici LA punchline du président des Républicains.



Une petite phrase qui a fait rire les utilisateurs de Twitter.

 Qui peux me passer la rhubarbe, j'ai de la salade ? pic.twitter.com/eeylPW9Ggi
— grandludo (@grandludo) December 8, 2015
 Cette nuit j'ai rêvé que je passais la salade et le mec ne me renvoyait pas la rhubarbe, j'étais furax.
— RézuS et TébouL (@RezuS_et_TebouL) December 8, 2015
 C’est pas parce que vous voulez renverser la salade que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir la rhubarbe.
— Richard Bellia (@RichardBellia) December 7, 2015
9h53 : Le vote de dimanche vu de Grande-Bretagne

« Le soulèvement fasciste en France », photo de Marion Maréchal-Le Pen à l'appui. The Independent, le quotidien britannique de centre-gauche, n’y va pas avec le dos de la cuillère en une de son édition du jour.

La une de The Independent ce matin : "France's fascist uprising". #Regionales2015 pic.twitter.com/aF4o7loFLP
— Edouard Guihaire (@EdouardGuihaire) December 8, 2015
9h39 : Valls « ferait mieux de se regarder dans une glace »

Edouard Martin est énervé. Sur France Info, l’ex-syndicaliste devenu eurodéputé PS a critiqué l’attitude du Premier ministre à l’égard de Jean-Pierre Masseret, à qui Matignon exige un retrait avant le second tour des régionales pour barrer la route au FN. « Cette polémique-là n’a pas lieu d’être. Il n’a pris personne par surprise », a défendu Edouard Martin. Avant de critiquer la stratégie du parti : « J’imagine mal cette région-là être pendant six ans sans élu de gauche pour essayer de dénoncer ce qu’ils risquent de détricoter. C’est suicidaire. Je ne comprends pas l’attitude de Solférino. » Puis de s’en prendre directement à Manuel Valls : « De quelle éthique parle-t-on ? Si le FN est aussi haut c’est la faute de Jean-Pierre Masseret ? Manuel Valls ferait mieux de se regarder dans une glace et de voir quelles sont les causes qui ont amplifié le vote Front national. Je n’ai pas le sentiment que les électeurs de gauche ont le sentiment qu’on mène vraiment une politique de gauche depuis quelque temps. »



 

9h35 : L’Union européenne « en danger »

« L’Union européenne est en danger. Personne ne peut dire si l’UE existera encore en l’état dans dix ans », a déclaré Martin Schulz dans une interview publiée mardi par le quotidien allemand Die Welt. « Des forces sont à l’œuvre dans l’Union européenne, qui cherchent à nous éloigner les uns des autres. Nous devons l’éviter car les conséquences seraient dramatiques », à savoir « une Europe du nationalisme, une Europe des frontières et des murs » qui a conduit le continent « à la catastrophe » dans le passé.

9h24 : Pour Chatel, un retrait de Reynié ferait élire le candidat FN

Un retrait du candidat de la droite en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, nettement distancé par le FN et le PS au premier tour des régionales, était « sans doute le meilleur moyen de faire élire le Front national », a estimé mardi Luc Chatel, conseiller politique de Nicolas Sarkozy (Les Républicains). « Nous avoir mis 24 heures de pression pour expliquer qu’il fallait que nous-mêmes, on se désiste dans la région Midi-Pyrénées, c’est absurde. C’était sans doute le meilleur moyen de faire élire le candidat du Front national », a déclaré Chatel sur Sud Radio et Public Sénat.

9h16 : Pas de remaniement prévu

Pas de prise de parole donc, et pas de remaniement non plus. Selon RTL, qui a interrogé l’entourage du Président, Manuel Valls devrait même rester en poste jusqu’en 2017.

9h13 : Hollande ne devrait pas parler avant Noël

D’après RTL, le président de la République n’a pas prévu de prendre la parole au sujet des régionales. Et pour cause : il ne devrait pas parler avant le 31 décembre, à l’occasion de ses vœux aux Français.

8h30 : Les catholiques ont plus voté FN que l’ensemble des Français

A 32 % contre 27,7 %, selon une étude Ifop. Les listes Les Républicains-UDI-MoDem arrivent toutefois légèrement devant le FN dans la population catholique, à 33 %, les candidats PS-PRG obtenant 19 %, selon ce sondage. Le ralliement à l’extrême droite reste moins marqué chez les pratiquants réguliers que dans l’ensemble de la population, mais il progresse très fortement dans ce segment d’une élection à l’autre, de 9 % à 24 %. « Cette poussée s’est faite avant tout dans l’électorat traditionnel de droite, composé de catholiques pratiquants et âgés », observe Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies de l’Ifop, cité par le magazine catholique Pèlerin.

>> A (RE) LIRE. Interview : « Il y a une sorte d’acceptation du FN de la part de l’Église »

Si vous avez manqué l'intervention de Manuel Valls hier soir sur TF1, voici ce qu'il faut en retenir
8h10 : Sur ITélé, Valérie Pécresse balance
La bataille en IDF. @vpecresse offensive. Son rival @claudebartolone ? "Le meilleur ami de B. Tapie. L'homme qui a bétonné le 93" @itele
— Bruce Toussaint (@Bruce_Toussaint) December 8, 2015
7h45 : Benoist Apparu approuve Manuel Valls

Invité ce mardi matin de France Info, le proche d’Alain Juppé et député-maire de Châlons-en-Champagne a « approuvé Manuel Valls », qui a appelé lundi soir à « faire barrage au Front national » sur TF1. Il s’est également exprimé sur le « ni ni » prôné par Nicolas Sarkozy.

 .@benoistapparu sur le ni-ni : "Il m'a semblé que nous ne pouvions pas offrir le spectacle d'une désunion forte des Républicains"
— France Info (@franceinfo) December 8, 2015
7h16 : Le candidat socialiste dans le Grand Est, Jean-Pierre Masseret martèle sur RMC que « ce n’est pas en se retirant qu’on fait barrage au FN »

Invité de Jean-Jacques Bourdin, la tête de liste socialiste a affirmé que « l’action continue, nous devons rester nous-mêmes ». Il a cependant précisé que si 50 % de sa liste se désistait, il devrait « se retirer ».

"Si 50% de ma liste se désiste, je devrais me retirer" @jpmasseret (tête de liste PS en #ALCA) @RMCinfo #BourdinDirect #Regionales2015
— Jean-Jacques Bourdin (@JJBourdin_RMC) December 8, 2015
7h10 : La presse exhorte gauche et droite à se «reconstruire en profondeur»Après la percée historique du Front national dimanche au premier tour des élections régionales, les éditorialistes demandent au Parti socialiste et aux Républicains d'entamer, une «profonde remise en cause» pour mieux «se reconstruire». «Remise en cause», «renouvellement», «révolution», «bouleversement», «sursaut», «reconstruction»: les mots ne manquent pas, chez les éditorialistes, pour appeler les partis traditionnels au changement, en vue de faire front au Front National.
7h : Ultimes tractations avant le dépôt des listes du second tour

Les candidats qualifiés pour le second tour des élections régionales dimanche ont jusqu'à ce mardi 18h pour déposer leurs listes. Jusque-là, les grandes manoeuvres sont ouvertes pour tenter de former des coalitions avec les listes qui ont obtenu au moins 5% des voix au premier tour, le seuil qui les autorise à fusionner. A gauche, il s'agit de rassembler le Front de gauche et Europe Ecologie Les Verts autour du PS. La droite, elle, dispose de moins de réserves de voix.

«Ne pas s’accrocher et être digne.» Lundi soir, Manuel Valls a appelé à faire barrage au Front national au second tour des régionales, dimanche, même dans l'Est où le socialiste Jean-Pierre Masseret refuse de se retirer. En face, Nicolas Sarkozy maintient sa ligne du «ni, ni» (ni retrait, ni fusion), essuyant des critiques dans son propre camp. «Je ne veux pas d'arrangements dans le dos des électeurs», a martelé le patron des Républicains. La partie d'échecs se poursuit se mardi, et c'est à suivre en direct sur 20 Minutes.