Christian Estrosi, le 7 décembre 2015 à Vitrolles.
Christian Estrosi, le 7 décembre 2015 à Vitrolles. — AFP

LIVE

Régionales 2015: Estrosi règle ses comptes avec le FN et la famille Le Pen

Revivez les négociations en attendant le second tour des élections régionales...

  • Le FN est arrivé en tête dans six régions sur 13 dimanche soir (Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Centre-Val de Loire, Franche-Comté-Bourgogne)
  • Manuel Valls a appelé à voter pour la droite en PACA, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et aussi en Aslace-Lorraire-Champagne-Ardenne, où le candidat PS refuse de se retirer.
  • Nicolas Sarkozy, en revanche, continue sur la stratégie du «ni, ni» car il ne veut pas «d'arrangement dans le dos des électeurs».

16h25 : Ce live est désormais terminé. Vous pouvez retrouver la suite des tractations de ce soir par ici. On saura notamment à 18h si Jean-Pierre Masseret (PS) se maintient dans le Grand Est.

16h18 : Estrosi se fâche et se lâche contre le FN

Le candidat LR en Paca règle ses comptes politiques et personnels avec le Front national et la famille Le Pen.

La suite sur le compte Twitter de Christian Estrosi.

16h13: Le point de 16h13

Si vous avez manqué le début et que vous ne voulez pas reprendre ce live au commencement, on vous rappelle brièvement ce qu'il faut retenir de ce début de journée.

*Jean-Pierre Masseret (PS) ne veut pas se retirer dans le Grand Est, malgré les demandes répétées de tous les socialistes ou presque. Mais si 50% de ses colistiers l'abandonnent d'ici 18h, il ne pourra pas présenter sa liste.

*Dominique Reynié (LR-UDI-MoDem) se maintiendra bien au second tour. Le Parti radical demande tout de même à l’UDI de lui retirer son investiture.

*En région Paca, Christian Estrosi (LR) promet un « Conseil territorial » à la gauche pour qu'elle puisse « se prononcer sur la vie de la collectivité».

*Jean-Yves Le Drian (UG) n'ira pas au second tour avec les écolos. Sa liste d'union de la gauche ne fusionnera pas avec celle d'EELV.

15h42 : Fusion sur l’île de la Martinique

Le député indépendantiste martiniquais Alfred Marie-Jeanne (MIM-REG) et le Républicain Yan Monplaisir (LR) sont tombés d’accord pour fusionner leur liste en vue du second tour des élections à l’Assemblée de Martinique. Les deux dirigeants se sont mis d’accord sur un « contrat de gestion de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM) », selon l'AFP, qui cite des sources concordantes à Fort-de-France.

15h50 : « Il faudra changer de politique », dit Hamon

Il « faudra changer de politique » au lendemain des élections régionales et la majorité actuelle « a failli manifestement » dans plusieurs domaines, a estimé mardi l’ancien ministre PS de l’Education, Benoît Hamon. « Le seul déni, s’il devait y en avoir un, c’est aujourd’hui vis-à-vis d’une situation où les gens sont légitimes à demander un changement de politique », a dit le député sur France 3. « Tout le monde, a-t-il ajouté, s’émeut du score du Front national et une fois l’élection passée, rien ne change. Alors, oui, au lendemain des élections régionales, il faudra changer de politique. »

15h42 : Pour Estrosi, Maréchal-Le Pen est l'« ennemie des femmes »

Marion Maréchal-Le Pen a montré son visage « d’ennemie de femmes » lorsqu’elle a annoncé la suppression d’aides familiales pour des raisons idéologiques « sectaires », dénonce Christian Estrosi, en visite à Nice dans une association d’aide aux victimes de violences conjugales ou familiales. « Mme Le Pen se montre en ennemie des femmes, tout simplement. Vous avez d’un coté ceux qui sont les ennemis de la France et qui voudraient imposer aux femmes la loi de la charia, de l’autre vous avez une famille politique qui veut imposer aux femmes des démarches extrêmement discriminantes », a déclaré l’élu.

15h35 : Reynié (LR) ne fait « aucune différence » entre PS et FN

Le candidat LR en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivé en troisième position au premier tour, suit la ligne Sarkozy: l’ex-politologue ne voit « aucune différence » entre le PS et le FN et se maintient donc. Plus de détails dans l’article de notre journaliste à Montpellier Nicolas Bonzom.

15h21 : La CGT appelle à « mettre en échec » le FN

Dans un communiqué, le premier syndicat français « appelle à mettre en échec partout le Front national sur ses prétentions électorales et ses objectifs politiques et sociaux ». « Le FN divise et met en opposition le monde du travail, et fait ainsi le jeu du patronat », dénonce la CGT. Selon elle, le programme du parti de Marine Le Pen est un « projet de régression sociale ». « Il menace les libertés durement conquises par les travailleurs, la liberté d’expression au travail comme dans la société, la liberté de la presse, ou encore la liberté de mobilisation et d’organisation », détaille la centrale.

15h16 : Filippetti dénonce un « déni de défaite »

L’ancienne ministre critique le « déni de défaite » à gauche et à droite face au FN, dans une tribune au Monde datée de mercredi. La députée de Moselle estime en outre, dans ce texte, que le retrait des listes PS est « pour dimanche la seule issue, dans nos régions meurtries, notamment dans le Grand Est ». Selon elle, « la moitié du pays » est ignorée, « où le chômage de masse, où le sentiment d’abandon du monde ouvrier et du monde rural et des jeunes vient à renforcer la cohorte des électeurs du Front national ».

15h13 : Lagarde ne comprend pas le PS

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a jugé mardi « incompréhensible » que le PS ne se soit pas retiré entre les deux tours des élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, « où le score de l’extrême droite fait planer une lourde menace » de victoire du FN. Alors que Jean-Christophe Cambadélis se rend ce soir en Bourgogne pour soutenir la candidate du PS Marie-Guite Dufay, Lagarde écrit dans un communiqué qu’il « espère qu’il en profitera pour clarifier la position du PS dans cette région ». « Il est en effet incompréhensible que la liste de Madame Dufay se maintienne alors qu’elle est arrivée en 3ème position avec près de 9 points de retard sur l’extrême droite », ajoute-t-il.