Régionales 2015: Le retrait des listes PS, « c'est pas "passe moi la salade, je t'envoie la rhubarbe!" », selon Sarkozy

ELECTIONS Le Président du parti LR était l'invité du 20h de France 2...

A.Le G. avec AFP

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Nicolas Sarkozy prend la parole après le premier tour des régionales, le 6 décembre 2015.
Nicolas Sarkozy prend la parole après le premier tour des régionales, le 6 décembre 2015. — ERIC FEFERBERG / AFP

« Est-ce que la France va rester la France ? ». Aux yeux de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, c’est bien cette question que se posent les Français aujourd’hui alors que le Front national vient de faire une percée historique aux élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Grand Est et devance son parti au niveau national (26,89 % des voix au niveau national pour LR contre 27,96 % pour le FN selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur).

>> A retrouver ici: Tous les résultats du premier tour région par région, ville par ville

« Je respecte la décision du Parti socialiste »

Partisan d’une ligne dure face contre tout retrait ou fusion en cas de menace FN, Nicolas Sarkozy s’est justifié lundi soir au Journal télévisé de France 2 : « Je ne veux pas d’arrangement dans le dos des électeurs », arguant que désormais « la question, c’est de convaincre les Français que l’on peut sortir de la situation dans laquelle on se trouve ». Va-t-il remercier le PS pour son appel à voter pour les listes de droite?  « C'est pas "passe moi la salade, je t'envoie la rhubarbe!" », a rétorqué de manière imagée l'ex-chef de l'Etat, une formule ancienne, mais peu connue et qui a amusé les internautes.

Combatif, alors qu’il essuie des critiques jusque dans son camp sur la stratégie du ni retrait, ni fusion décidée dimanche soir et validée ce lundi matin en bureau politique, le président des Républicains s’est borné à dire qu’il respectait « la décision du parti socialiste », qui, à l’inverse a choisi d’imposer le retrait aux listes arrivées en troisième position derrière le FN et LR. « C’est leur choix, a-t-il répété. Ils l’ont fait sans qu’on ne leur demande rien ».

>> A lire par là: Les retraits du PS sont-ils vraiment payants pour contrer le FN au second tour?

La présidentielle en ligne de mire

Pour le premier secrétaire du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, veut convaincre les électeurs du Front national de « voter à la primaire » de la droite en vue de la présidentielle, a-t-il estimé ce lundi.

« Nicolas Sarkozy a en tête une seule chose (…), sa désignation comme candidat à la présidentielle et il pense qu’en se maintenant dans cette équidistance tout en dialoguant positivement avec le FN, le FN viendra voter à la primaire », a analysé le premier secrétaire sur BFM TV.