Régionales 2015: Manuel Valls appelle à voter pour la droite face à l'extrême droite

LIVE Revivez toutes les réactions et tractations au lendemain du premier tour des élections régionales...

La rédaction de 20 Minutes

— 

Manuel Valls (illustration).
Manuel Valls (illustration). — PATRICK KOVARIK-POOL/SIPA
  • Le FN est arrivé en tête dans six régions sur 13 dimanche soir (Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Centre-Val de Loire, Franche-Comté-Bourgogne)
  • La droite et le centre sont en tête dans quatre régions (Pays de la Loire, Normandie, Auvergne, Île-de-France)
  • Le PS, en tête dans deux régions (Bretagne et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), a retiré ses listes dans le Nord et en Paca

23H : Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi

On se retrouve mardi pour un nouveau live d'entre-deux-tours plein de phrases chocs, de peaux de banane, d'appels au secours, et de «votez pour moi». Ciao !

22h50 : Ce qu'il faut retenir de l'intervention de Valls sur TF1

On vous a fait un joli récap' des annonces du Premier ministre sur le plateau du 20H, c'est à consulter par ICI

Et comme on ne fait pas de jaloux, on a aussi disséqué l'intervention de Nicolas sarkozy sur France 2, et c'est à lire ICI

20h55 : Des accords à gauche « dans toutes les régions »

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a assuré ce lundi que des accords avec les principales autres formations de gauches avaient été trouvés « dans toutes les régions françaises », à l’exception des trois où le PS s’est retiré. « Dans toutes les régions françaises, il y a l’union souhaitée, l’union désirée, l’union nécessaire qui se réalise entre les socialistes, les communistes, les écologistes, les radicaux. Bref, toute la gauche va faire front", a-t-il déclaré à BFMTV.

Le responsable socialiste a refusé de donner « des chiffres » sur le nombre de régions que la gauche pourrait emporter dimanche prochain car « tout va se jouer en un ou deux points ». « C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il fallait se retirer dans les régions où il y avait un risque frontiste », a-t-il poursuivi.

Le parti socialiste a décidé de se retirer en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur et en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne en raison de la possibilité que le FN l’emporte à la faveur d’une triangulaire. Dans ces trois régions, le Premier ministre Manuel Valls a appelé à voter pour la droite.

Plusieurs fusions entre des listes socialistes, d’Europe-Ecologie-Les Verts ou du Front de gauche (PCF, PG et Ensemble) ont été annoncées ce lundi, notamment en Ile-de-France, en Normandie ou encore en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

A (re)lire : tous les résultats du premier tour en infographies.

20h51 : Nicolas Sarkozy mise sur les électeurs FN pour qu’ils le soutiennent à la primaire, selon Jean-Christophe Cambadélis

Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, veut convaincre les électeurs du Front national de « voter à la primaire » de la droite en vue de la présidentielle, a estimé ce lundi le premier secrétaire du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. « Nicolas Sarkozy a en tête une seule chose […], sa désignation comme candidat à la présidentielle et il pense qu’en se maintenant dans cette équidistance tout en dialoguant positivement avec le FN, le FN viendra voter à la primaire », a analysé Jean-Christophe Cambadélis sur BFMTV. « Faut pas sortir de Science Po pour comprendre la stratégie de Nicolas Sarkozy ! », s’est-il exclamé en insistant : « Nous combattons cette tendance qui existe chez les Républicains à préférer l’extrême droite que la gauche, c’est une tendance qui existe ».

20h42: Malgré le désaccord sur Notre-Dame-des-Landes, PS et EELV fusionnent en Pays de la Loire

Si leur désir d’union ne faisait aucun doute, les termes de l’accord étaient cependant inconnus. Notamment au sujet de l'épineuse question du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, défendu par l’un et rejeté par l’autre, et alors que le gouvernement a annoncé la reprise des travaux.

Au lendemain du premier tour des élections régionales, PS et EELV ont finalement annoncé par communiqué, ce lundi soir, la fusion de leurs listes pour le deuxième tour. Notre article à lire en cliquant ici.

20h37 : Christian Estrosi accuse BFMTV d’avoir « soutenu » le FN, la chaîne conteste

Christian Estrosi, candidat Les Républicains aux régionales en Paca, a accusé ce lundi BFMTV d’avoir « soutenu le Front National de manière honteuse ». Une affirmation contestée par la chaîne, chiffres à l’appui.

La direction de la chaîne a diffusé dans la journée un communiqué donnant ses propres chiffres pour la période du 26 octobre au 4 décembre : « Au niveau national », « 30,4 % des temps de parole ont été accordés au PS, 28,3 % aux Républicains, 13,7 % au FN, 6,2 % à EELV, 4,9 % à l’UDI, 3,8 % au Parti de Gauche, 3,1 % au PCF, 2,9 % au Modem et 2,4 % à Debout la France ».

BFMTV a également détaillé les temps de parole sur son antenne au niveau régional pour les régions Paca, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, où le FN est arrivé en tête au premier tour. Pour Paca, « 36,8 % des temps de parole ont été accordés au PS, 34 % à Les Républicains-UDI, 17,8 % au FN, 4,5 % à Ligue du Sud, 4,1 % au Front de Gauche-EELV et 2,6 % à Alliance écologiste indépendante ».

20h28 : Marine Le Pen « présidente jusqu’à ce qu'(elle soit) élue présidente de la République »

La présidente du Front National Marine Le Pen a affirmé ce lundi soir que, si elle était élue présidente de la région Nord-Pas de Calais-Picardie dimanche prochain, elle occuperait le poste « jusqu’au bout, enfin jusqu’à ce qu'(elle soit) élue présidente de la République ». Si vous êtes élue présidente de la région, vous serez présidente à temps plein, l’a-t-on interrogée sur France 3 : « Ne vous inquiétez pas, j’ai une grosse capacité de travail, si je me suis présentée à la tête de cette région, c’est qu’évidemment je ferai le job. On me connaît pour ça ».

Marine Le Pen avait hésité de longs mois avant de se présenter pour cette campagne, arguant d’un risque de choc de calendriers entre régionales et présidentielle. Serait-elle présidente de région jusqu’au bout ? « Jusqu’au bout, enfin jusqu’à ce que je sois élue présidente de la République » en 2017, a avancé la patronne du FN, qui a obtenu plus de 40 % des voix au premier tour des régionales dans la grande région Nord.

Pour Marine Le Pen, les nombreux appels à voter contre le FN et les désistements des listes PS dans sa région, en Paca et en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne sont « du grand n’importe quoi. La réalité, c’est qu’ils ne veulent pas qu’on prouve qu’on est capable de faire autrement que ce qu’ils ont fait avec les résultats pitoyables qui sont les leurs ».

Elle a tempéré une éventuelle inquiétude face à l’effet de ces retraits : « Les électeurs, ils sont libres, matures, majeurs (…) Ce n’est pas de la chair à voter. »

20h25 : « Je ne veux pas d’arrangements dans le dos des électeurs », a déclaré Nicolas Sarkozy sur France 2

L’ancien chef de l’Etat est actuellement en direct sur France 2. « Je suis persuadé que nous sommes les seuls à pouvoir rassembler, face au Front National. Ma stratégie est celle qui consiste à dire que pas de fusion, pas de retrait, pour éviter la combinazione. Je ne veux pas d'arrangements dans le dos des électeurs», a notamment déclaré Nicolas Sarkozy sur France 2.

20h17 : « On ne s’accroche pas à un poste », pour Manuel Valls, à propos de Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est

« On ne s’accroche pas à un poste. Il faut rester digne », a déclaré Manuel Valls sur le plateau de TF1, ce lundi soir, à propos du maintien de la liste du candidat PS Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est. Le chef du gouvernement a ensuite dramatisé l’enjeu : « Nous faisons face à une menace terroriste. Nous sommes en guerre. Nous sommes à un moment grave, historique ». Il a rappelé les attentats et la COP21. « Il y a deux conceptions de la République et de la France. L’une, exigeante […] Mais aussi de rassemblement. L’autre, de l’extrême droite, étriquée et petite ». Le FN serait « un désastre au plan économique ». L’extrême droite « divise les Français ». « Dimanche, il faudra choisir entre ces deux visions. »

20h13 : En Normandie, le PS fusionne sa liste avec EELV et Front de gauche

Le Parti socialiste (PS), arrivé en troisième position au 1er tour des régionales en Normandie, et les têtes de listes d’EELV et du Front de gauche ont annoncé lundi soir une fusion de leurs listes pour le second tour.

« Nous avons souhaité un rassemblement pour porter toutes les forces de gauche et de progrès », a déclaré au cours d’une conférence de presse Nicolas Mayer-Rossignol, tête de liste PS pour la Normandie et président sortant de la Haute-Normandie. Il a obtenu 23,5 % des voix au 1er tour.

Sébastien Jumel (7,04 %), tête de liste du Front de gauche et maire PCF de Dieppe (Seine-Maritime), s’est félicité de ce rassemblement « sur le fond » qui va permettre, selon lui, de « faire face à une droite revancharde et à la vague brune », allusion au bon score du Front national. « On a mis de côté ce qui nous divise et avons discuté pendant 24 heures d’un projet pour six ans », a déclaré de son côté Yannick Soubien (EELV) qui a recueilli 6,14 % des voix.

Avec un potentiel de report des voix supérieur à 36 %, la gauche unie peut arithmétiquement l’emporter au 2e tour.

20h : Manuel Valls appelle à voter Philippe Richert (Les Républicains) sur TF1

Manuel Valls est l’invité du journal de 20 heures de TF1 ce lundi, au lendemain du premier tour des élections régionales dominé par le Front national. Le chef du gouvernement a appelé à voter Philippe Richert au second tour... En clair, à voter pour les listes de droite face au FN en Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nord-Pas-de-Calais-Picardie où le PS s'est retiré, ainsi qu'en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, où le candidat socialiste se maintient contre le mot d'ordre de son parti. « Il n’y a pas de ni-ni qui tienne. J’assume mes responsabilités, c’est la différence entre moi et Nicolas Sarkozy. J’appelle à voter les candidats de droite face à l’extrême droite ».

 

L’ancien chef de l’Etat pourra lui répondre directement par 20h interposé : Nicolas Sarkozy est l’invité du JT de David Pujadas sur France 2. Il pourra notamment s’exprimer, en vue du second tour des régionales, sur la stratégie « ni fusion ni retrait » des Républicains.

19h50 : Malgré le maintien du PS Masseret, Cambadélis (PS) appelle à voter pour Philippe Richert (LR) dans le Grand Est

19h22 : Valérie Pécresse annule la diffusion d’un tract anti-Front National

Dans un mail interne à l’équipe de Valérie Pécresse, un porte-parole de la candidate Les Républicains en Ile-de-France exhorte les équipes à « suspendre jusqu’à nouvel ordre » la diffusion d’un tract dit « anti-FN », dans lequel elle explique en quoi « voter Saint-Just, c’est élire Bartolone ».

 

Interrogé par Marianne, qui révèle l’affaire, le directeur de campagne de Valérie Pécresse, Patrick Stéfanini, nie tout retrait de document à l’intention des électeurs.

 

Valérie Pécresse est repartie ce lundi en campagne dans les rues de Paris avec un « projet clairement de droite ». Les électeurs ont « à choisir entre un projet de gauche avec aucune priorité sur la sécurité et des hausses d’impôts prévisibles, et un projet clairement de droite qui rétablit l’autorité, fait des économies, lutte contre la gabegie et tous les communautarismes ». Au lendemain d’un premier tour de scrutin où elle est arrivée en tête avec 30,51 % des voix devant Claude Bartolone (PS), mais peu de réserves d’électeurs, Valérie Pécresse a répété : « Si vous voulez stopper le PS, il faut voter Pécresse ».

19h17 : Jean-Jack Queyranne rassemble à gauche pour le 2e tour, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

Le candidat PS-PRG et président sortant de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, a annoncé ce lundi le ralliement des listes communiste et du rassemblement EELV-PG au second tour des élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes. Jean-Jack Queyranne est arrivé en troisième position hier soir (23,93 %), derrière le candidat LR-UDI et MoDem, Laurent Wauquiez (31,73 %) et le candidat du FN Christophe Boudot (25,52 %).

« Nous voulons résolument combattre ce candidat [Laurent Wauquiez, ndlr] » car « ce n’est pas la région qui le préoccupe mais sa propre carrière personnelle », a déclaré Jean-Jack Queyranne lors d’une conférence de presse, lançant un « appel aux démocrates », après une journée de négociations avec ces nouveaux partenaires dans un hôtel lyonnais. Il « faut faire barrage à la droite et à la droite extrême et nous nous battrons contre Laurent Wauquiez en particulier », a justifié la tête de liste du rassemblement EELV-PG Jean-Charles Kohlhaas qui a recueilli 6,90 % des suffrages au premier tour.

19h11 : Pourquoi l’Ouest résiste (un peu) à l’ascension du Front national

Vous aurez beau chercher dans toute la France, vous ne trouverez pas beaucoup de communes où le Front national affiche un résultat inférieur à 15 %. Au premier tour du scrutin régional, certains territoires semblent pourtant résister mieux à l’ascension du parti de Marine Le Pen. Sur la façade Ouest, par exemple. Notre article à lire en cliquant ici.

19h01 : L’acteur Dany Boon prend position contre le FN dans le Nord

Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour des élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, avec 40,64 % des voix. Dany Boon, l’acteur, humoriste, réalisateur, scénariste et producteur français né à Armentières (Nord), s’est ainsi exprimé sur sa page Facebook ce lundi en fin de journée. « Je comprends le ras-le-bol, la peur, l’incertitude de l’avenir mais je vous assure, mes biloutes, que voter pour l’extrême droite ne résoudra aucun des problèmes actuels, au contraire », écrit-il notamment.

Je ne peux pas croire que ma région, celle où je suis né, où j’ai grandi, où j’ai tout appris, que j’aime tant et que je…

Posté par Dany Boon sur lundi 7 décembre 2015

18h49 : Marine Le Pen veut supprimer la coopération internationale de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie

La dirigeante du Front national Marine Le Pen entend supprimer « toute la coopération internationale » de la région Nord-Pas-de-Calais Picardie, dont elle espère prendre la tête dimanche prochain, des propos jugés « indignes » par la secrétaire d’Etat au Développement Annick Girardin.

« Je pense que ce n’est pas du tout le rôle de la région que de payer des moustiquaires aux détenus au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le paludisme », a déclaré Marine Le Pen ce lundi sur la radio RMC. « Dans notre région où les maladies graves et le cancer notamment font des ravages, les enfants autistes, on est obligés de les envoyer en Belgique parce qu’on n’a pas de structures pour les accueillir », a-t-elle ajouté.

Ces propos sont « totalement indignes et en total décalage avec la réalité », a réagi auprès de l’AFP la secrétaire d’Etat au Développement Annick Girardin.

18h38 : Masseret a parlé avec Valls et lui a dit « non »

« J’ai échangé des SMS avec le Premier ministre, qui est un ami, que je respecte, mais je suis désolé de ne pas avoir pu répondre positivement à sa démarche », a expliqué sur RTL Jean-Pierre Masseret, le candidat PS dans le Grand Est, qui s’est maintenu contre l’avis du parti. «Je lui ai dit non.» « Je pense que je l’ai déçu, oui, et je le regrette parce que ma vie ne consiste pas à faire du tort ou empêcher le Premier ministre. » Le PS pourrait-il désormais tenter de convaincre ses colistiers de se désister d’ici demain ? « Je n’ose pas l’envisager… et je pense que le PS, s’il s’employait à faire en sorte que cette liste n’existe pas demain, commettrait là une faute lourde à l’endroit de ses propres militants et surtout de ses électeurs », estime Masseret. Qui espère encore gagner. « On ne sait jamais… »

18h31 : L’Unsa appelle à un « sursaut citoyen »

L’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) appelle les salariés à « un sursaut citoyen » pour « faire barrage » au Front national. Dans un communiqué, « l’Unsa appelle les salariés et les citoyens à prendre conscience des enjeux démocratiques que recèle ce second tour des élections régionales ». « Cela passe, selon la centrale, par un sursaut citoyen refusant l’abstention. Cela passe ensuite par l’utilisation systématique du bulletin de vote pour faire barrage au Front national. »

18h24 : Le Front de gauche ne se résout pas à disparaître du scrutin

Jean-Marc Coppola (Front de Gauche), qui conduisait une liste commune avec EELV éliminée au premier tour, a annoncé lundi vouloir « explorer la voie du rassemblement pour être présent au second tour ». Problème : avec un score au premier tour de 6,54 %, la liste EELV-FG ne peut fusionner avant le second tour qu’avec une liste ayant obtenu au moins 10 % des voix. Or le PS s’est retiré. « En décidant de se retirer de la course, le PS opte pour l’impuissance et la capitulation. Il prive ainsi les électrices et électeurs de la possibilité de choisir la voie du combat politique et de la résistance à l’extrême droite », écrit-il.