Régionales 2015: La fusion des listes de gauche est actée en Ile-de-France

ELECTIONS Aux régionales de 2010, la fusion des listes de gauche en vue du second tour avait donné naissance au Passe navigo unique...

Fabrice Pouliquen

— 

General views about posters, atmosphere and illustrations to vote for the first round of regional elections, in France in a polling station in Evry, France, December 6, 2015. Photo by Nicolas Messyasz / Sipa Press/NICOLASMESSYASZ_2015_12_06a_007a/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1512061336
General views about posters, atmosphere and illustrations to vote for the first round of regional elections, in France in a polling station in Evry, France, December 6, 2015. Photo by Nicolas Messyasz / Sipa Press/NICOLASMESSYASZ_2015_12_06a_007a/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1512061336 — SIPA

« Nous partageons un bilan, des valeurs et maintenant un projet. » Cette par cette phrase que Claude Bartolone a annoncé ce lundi la fusion des listes PS, EELV et Front de Gauche en vue du second tour des élections régionales en Ile-de-France.

Cette fusion ne faisait guère de doute. Dès la publication des résultats, Emmanuelle Cosse, tête de liste EELV, et Pierre Laurent, tête de liste Front de Gauche, appelaient au rassemblement des forces de gauche en Ile-de-France « contre la droite et l’extrême droite ». « L’accord s’est fait naturellement », assure François Kalfon, conseiller régional et responsable de la presse dans l’équipe de Claude Bartolone. Les trois délégations se sont réunies dès 23 h dimanche soir et ont discuté toute la nuit pour élaborer un programme commun et s’entendre sur la place de chacun sur la liste.

 

24 places éligibles pour les Verts, 20 pour le Front de Gauche

Sur cette liste fusionnée, les écologistes obtiennent 24 places éligibles en cas de victoire et la tête de liste dans le Val d'Oise avec Pierre Serne, actuel vice-président de la région en charge des transports et qui menait jusqu'à présent la liste dans le Val-de-Marne.

Le Front de gauche a eu 20 places et mènera la liste du Val-de-Marne avec Fabien Guillaud-Bataille, et Julien Dray (PS) passe donc en 3e position. Emmanuelle Cosse se place en 3e position sur la liste parisienne menée par Marie-Pierre de la Gontrie (PS), et elle sera suivie d'Eric Coquerel (Parti de gauche) en 4e position. Pierre Laurent y figurera en toute fin de liste pour la «pousser». Clémentine Autain (Ensemble, FDG) sera 2e sur la liste de Seine-Saint-Denis menée par Claude Bartolone, tandis que Mohamed Mechmache (AC le feu) sera en 5e position.

« Pas de révolution copernicienne sur le programme »

En 2010, lors des précédentes élections régionales, la fusion des listes avait débouché sur la volonté de mettre en place un Passe Navigo unique. « Cette fois-ci, il n’y a pas eu de révolution copernicienne », raconte François Kalfon. Il faut dire que les Ecologistes pèsent cette fois-ci nettement moins lourd dans les négociations. Emmanuelle Cosse n’a obtenu que 8,03 % des votes dimanche soir, contre 16,58 % pour Cécile Duflot en 2010.

Quelques mesures ont toutefois été ajoutées au programme de Claude Bartolone. « Dans le transport, cela se traduit par le choix d’un métro plus léger sur la future ligne 18 [ligne du Grand Paris Express qui ira de Nanterre à l’aéroport d’Orly] et non plus un métro automatique. Cela permettra de dégager des fonds pour d’autres projets. Nous sommes aussi tombés d’accord sur un plan de renforcement des transports en grande couronne. »

Une fusion qui met la gauche à 40 % ?

Au premier tour, la liste PS conduite par Claude Bartolone a enregistré 25,19 % des voix, le Front de gauche mené par Pierre Laurent (PCF), 6,63 %, et EELV d’Emmanuelle Cosse, 8,03 %. En totalisant les trois, les forces de gauche ont obtenu 39,85 % des voix dimanche soir. Un score qui les mettrait en position de force au second tour dimanche prochain. Les réserves de voix de Valérie Pécresse et de Wallerand de Saint-Just s’annoncent en effet plus minces.