Illustration d'un bureau de vote
Illustration d'un bureau de vote — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

POLITIQUE

Régionales 2015: Fusion ou reconduction, il n'y aura pas de nouvelles têtes au second tour

Aucun nouveau candidat n’est autorisé à se présenter sur une liste entre les deux tours de scrutin même si sa composition est modifiée…

Elles doivent être déposées au plus tard ce mardi soir, à 18 heures. Les nouvelles listes candidates au second tour des élections régionales peuvent changer dans l’entre-deux-tours, mais pas n’importe comment.

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La fusion, à certaines conditions

En Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées par exemple, les listes de la socialiste Carole Delga et de l’écologiste Gérard Onesta ont ainsi décidé de fusionner… à la proportionnelle. La nouvelle liste est ainsi composée de 70 % de candidats PS/PRG et 30 % de colistiers de Gérard Onesta. Cette jonction est un véritable casse-tête pour passer de 2 listes de 158 noms à une seule.

Elle est en tout cas cadrée par le code électoral. D’un côté, celui-ci permet le maintien au second tour de toutes les listes ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés dimanche. Celles qui ont obtenu plus de 5 % des voix peuvent fusionner avec une liste ayant dépassé les 10 %. « En cas de fusion, il peut donc y avoir une modification, mais aucune nouvelle personne ne peut apparaître. Toutes doivent être issues des deux listes déposées au premier tour », précise la préfecture de la Haute-Garonne.

Pour les reconductions, on prend les mêmes

Pour le second tour, toutes les listes doivent être à nouveau redéposées en préfecture, même si elles ne changent pas d’un tour à l’autre. Et c’est valable pour celles qui ne font pas l’objet de fusion. Ce qui est le cas en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées pour le FN Louis Aliot et le candidat de la droite et du centre Dominique Reynié.

Si une personne ne voulait ne pas se représenter au second tour, quel que soit le motif, elle est condamnée à voir son nom figurer sur la liste des candidats. La seule solution pour elle sera de démissionner… une fois élue.

Retrait de candidats, comme dans le grand Est

Ce mardi matin, deux colistiers de Jean-Pierre Masseret ont indiqué qu’ils allaient démissionnent dans le Bas-Rhin.

 

Le candidat socialiste dans le grand Est, Jean-Pierre Masseret a décidé de se maintenir au second tour malgré l’injonction du bureau national du PS. Mais pour que leur retrait se concrétise il faut qu’ils rallient la moitié des candidats de la liste, soit 95 personnes au total. C’est la seule possibilité pour eux de ne pas figurer sur la liste de Jean-Pierre Masseret.

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