Régionales 2015: En Pays de la Loire, la gauche travaille à son «rassemblement»

ELECTIONS Arrivé en deuxième position en Pays de la Loire, le socialiste Christophe Clergeau œuvre à l’union des forces de gauche pour le second tour des élections régionales…

Julie Urbach

— 

Christophe Clergeau, PS AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Christophe Clergeau, PS AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD — AFP

Travailler « au rassemblement des forces de gauche ». Tel est le défi à relever pour le socialiste Christophe Clergeau, s’il souhaite pouvoir conserver la majorité au conseil général des Pays de la Loire.

Ce dimanche, la liste menée par le PS s’est classée en deuxième place à l'issue du premier tour des élections régionales, derrière la liste de droite et du centre, avec 25,75 %. Assez pour aborder le second « avec sérénité », veut rassurer Christophe Clergeau. « Le total des voix de gauche du premier tour créé une dynamique qui nous place en ballottage favorable », assure-t-il. « C’est gagnable », ajoute Johanna Rolland, maire de Nantes.

La fusion avec EELV

« Si tout se passe bien », la liste socialiste et celle de l’écologiste Sophie Bringuy (7,82 %) devraient annoncer leur fusion dès ce lundi soir. Reste à en connaître les termes : EELV, qui avait fait le choix de se présenter « en autonomie » au premier tour, demande toujours la remise à plat du dossier de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, avec la réalisation d’une étude indépendante pour l’optimisation de l’aéroport actuel.

Si le sujet est l’un des principaux désaccords, l’élue sortante n’a cependant jamais caché sa volonté de « revenir en situation de responsabilité » au sein de l’assemblée régionale.

>> Suivez notre live spécial élections régionales

Parmi les autres forces de gauche, parties éparpillées, certaines se sont déjà exprimées sur le sujet. Alain Pagano, tête de liste PCF (3,3 %), a appelé dimanche soir « à battre la droite et le Front national », en accordant sa voix à Christophe Clergeau. La liste Lutte ouvrière, et ses 1,5 %, pourrait constituer une dernière réserve de voix. Pas question cependant de compter sur le candidat de la liste « Communistes » (une scission du PCF) et ses 0,17 % : Olivier Terrien a suggéré à ses électeurs de remettre un bulletin de son mouvement au second tour.

« La politique, ce n’est pas de l’arthmétique »

Si l’union des forces de gauche arrive à se former, c’est en Loire-Atlantique, où les électeurs socialistes sont les plus nombreux, que Christophe Clergeau a un coup à jouer. Selon Philippe Grosvalet, président du département, elle « a une responsabilité toute particulière pour assurer la victoire dimanche prochain ». C’est en effet le seul département où la liste PS est arrivée (tout juste) en tête, avec 30,64 % des voix devant son adversaire de droite Bruno Retailleau (29,37 %).

Reste à savoir comment les abstentionnistes, un électeur sur deux dans la région, se comporteront. Mais aussi ceux qui se déplaceront.

« La politique, ce n’est pas de l’arithmétique, soulignait ce lundi midi sur le plateau de France 3 Goulven Boudic, maître de conférences en science politique à l’université de Nantes. Chacun fait savoir qu’il s’en sort mieux que ses voisins, et l’avance de la droite est moins forte que ce que les sondages prédisaient. La situation est donc très ouverte. »