VIDEO. Tripartisme, vote d'adhésion: Les regards ont changé sur le FN

ELECTIONS Longtemps considéré comme une sanction, le vote accordé au Front national a changé de visage…

Maxime Deloffre

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Le Front national arrive en tête dans 6 régions au soir du premier tour
Le Front national arrive en tête dans 6 régions au soir du premier tour — Michel Spingler/AP/SIPA

La colère a laissé place au dépit. Le Front national arrive en tête du premier tour des élections régionales de 2015. « L’adhésion au parti se renforce d’élection en élection » proclame d’ailleurs sa présidente, Marine Le Pen. Une vision qui n’est plus autant contestée qu’auparavant…

Sanction, colère et contestation

Le refrain a longtemps tenu bon, mais il s’estompe davantage chaque scrutin. Lors des élections municipales et européennes de 2014, nombreux étaient les politiques à analyser les scores du Front national. Le résultat d’une « colère » des Français aux yeux de Jean-Luc Mélenchon et Jean-François Copé, débouchant sur un « vote de contestation » déplorait José Bové.

Dès les élections départementales de mars 2015, Jean-Marie Le Guen tranchait avec ce discours. Le secrétaire d’État reconnaissait l’installation d’un « tripartisme » en France. Avec les scores réalisés par le parti d’extrême droite ce dimanche, Thierry Mandon ne se montre pas plus optimiste. « Le FN n’est pas l’expression d’un vote de colère (…), il y a de l’adhésion à des thèses d’une partie de l’électorat du FN », a reconnu le secrétaire d’État sur i Télé. Loin des discours de Jean-Luc Mélenchon et Jean-François Copé, il y a un peu plus d’un an seulement.