VIDEO. Régionales 2015: Masseret confirme sa présence au second tour pour affronter le FN dans le grand Est

ELECTIONS Malgré les injonctions à se retirer, Jean-Pierre Masseret a confirmé la liste socialiste au second tour des élections régionales en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Le candidat estime que c'est « en siégeant qu'on pourra le mieux faire reculer » le Front national...

Floréal Hernandez

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Jean-Pierre Masseret refuse de retirer la liste socialiste qu'il conduit au second tour des élections régionales. Il préfère affronter le FN que l'éviter.
Jean-Pierre Masseret refuse de retirer la liste socialiste qu'il conduit au second tour des élections régionales. Il préfère affronter le FN que l'éviter. — FRED MARVAUX / AFP

Appelé à se désister par le Parti socialiste, Jean-Pierre Masseret a décidé de maintenir sa candidature dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine où il a recueilli 16,11 % des voix, dimanche. Loin des 36,06 % de Florian Philippot (Front national) ou des 25,83 % de Philippe Richert (LR-UDI-Modem).

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Cette décision « très difficile à prendre » (13 voix pour le maitien, 7 contre), Jean-Pierre Masseret l’a entérinée après une réunion avec les dix têtes de liste départementales socialistes, lundi au siège du PS de Moselle, à Maizières-lès-Metz.

>> La décision de Jean-Pierre Masseret reçoit des encouragements.


Devant les journalistes, le candidat qui devrait se voir retirer « l’étiquette socialiste » pour le second tour a justifié ce maintien. « C’est l’affrontement avec le FN qui fera reculer ce parti, pas l’évitement ! L’évitement a toujours conduit à plus de FN. » Le président sortant de la région Lorraine a également affirmé : « C’est en siégeant [à l’assemblée régionale] que nous pourrons le mieux faire reculer le Front national. »

Avant l’officialisation du maintien de Jean-Pierre Masseret, Philippe Breton, professeur des universités et directeur éditorial de l’Observatoire de la vie politique en Alsace, soulignait que sa position dimanche soir « était vécue comme un soulagement par des électeurs de gauche. Chez certains, il y a un traumatisme d’avoir voté Chirac en 2002. Ils ne veulent pas la voir absente et ce maintien sauve l’honneur de la gauche même au prix de l’élection de Florian Philippot. Jean-Pierre Masseret incarne un courant profond de la gauche qui affirme ses fondamentaux plutôt que de jouer contre le FN. »

>> Un maintien également critiqué.


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Jean-Pierre Masseret et ses colistiers ont pris le parti de se maintenir « fidèles à ce que nous portons, fidèles au parti de Jaurès et de Blum ». Le candidat espère « une mobilisation de l’électorat de gauche » – les listes EELV, Front de gauche et LO ont respectivement obtenu 6,70 %, 3,07 % et 1,48 % des votes – mais aussi des 50 % d’abstentionnistes.