Régionales 2015: Le PS en net recul mais en position de conserver au moins trois régions

ELECTIONS Le PS se trouve en position relativement confortable en Bretagne, en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et espère conserver aussi Rhône-Alpes-Auvergne et l'Ile-de-France...

20 Minutes avec AFP

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Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a annoncé dimanche soir au siège du parti le retrait des listes PS dans le nord et le sud-est, pour faire barrage au Front National.
Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a annoncé dimanche soir au siège du parti le retrait des listes PS dans le nord et le sud-est, pour faire barrage au Front National. — MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

Arrivé en troisième position au premier tour des régionales dimanche, le PS, qui contrôlait quasiment tous les exécutifs sortants, garde l'espoir de conserver au moins trois régions au second tour. La poussée du FN a contraint toutefois le parti socialiste à sacrifier ses élus en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et PACA.

Selon les dernières estimations dimanche soir, le PS recueille au niveau national de 23% à 23,5% des voix, derrière Les Républicains alliés au centre (27,4%) et surtout le Front national (27,7% à 30%).

>> Le premier tour des élections régionales à revivre ici

Des réserves de voix plus importantes

Mais il dispose à l'inverse de ses adversaires d'importantes réserves de voix: Europe Ecologie-Les Verts totaliserait 7% des suffrages et le Front de gauche 4%. Le total des voix de gauche en «fait le premier parti de France», s'est ainsi félicité le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll en début de soirée.

«Le PS résiste et le total du bloc de gauche démontre une meilleure dynamique que celle prévue par les instituts de sondage, a également souligné l'entourage de Manuel Valls. A ce titre, la dynamique et le rassemblement de la gauche doivent permettre d'aller plus loin et de l'emporter dans plusieurs régions.»

Le Premier ministre, qui a eu de nombreux échanges avec les candidats, le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis et le président de la République, s'exprimera lundi. Interrogé par l'AFP, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire. Mais un proche du président François Hollande à souligné que, dans plusieurs régions, l'issue était «ouverte si la gauche se rassemb(ait)».

En position de force pour conserver l'Ile-de-France et Rhône-Alpes-Auvergne?

Le PS se trouve comme prévu en position relativement confortable en Bretagne, en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Il espère également conserver Rhône-Alpes-Auvergne et l'Ile-de-France, selon un responsable du parti interrogé par l'AFP.

«La gauche et les écologistes sont en position de gagner dimanche prochain en Ile-de-France», s'est ainsi félicité Claude Bartolone. «Le second tour sera serré et il est tout à fait gagnable par la gauche rassemblée autour de Jean Jack Queyranne», a tweeté pour sa part le député de Lyon Pierre-Alain Muet.

Ces résultats, s'ils se confirmaient, seraient une bonne surprise pour le PS, qui misait sur les trois régions de l'ouest. Mais ils restent évidemment entachés pour la majorité par l'ampleur de la vague FN, notamment en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Des retraits de liste dans le nord et le sud-est

Très solennel, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a annoncé dimanche soir au siège du parti le retrait des listes PS dans le nord et le sud-est, pour faire barrage à la présidente du Front national Marine Le Pen et à sa nièce Marion Maréchal-Le Pen. «Pendant cinq ans, les socialistes ne siégeront pas dans ces régions», a pris acte Jean-Christophe Cambadélis. Candidat en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Christian Estrosi a immédiatement salué sur Twitter une décision «courageuse» du PS.

 

Dimanche soir, le doute demeurait sur la liste du socialiste Jean-Pierre Masseret en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Celui-ci a affirmé dès l'annonce des résultats qu'il maintenait sa liste, alors que le vice-président du FN Florian Philippot est en mesure de l'emporter.

Mais Solférino l'a immédiatement contredit en affirmant que les décisions concernant le devenir des listes seraient prises et annoncées par la direction du parti. Le maire PS de Strasbourg Roland Ries a appelé Jean-Pierre Masseret à s'effacer.