Régionales 2015: Rhône-Alpes-Auvergne résiste à la poussée du FN

ELECTIONS Les Républicains, emmenés par Laurent Wauquiez, arrivent en tête devant le FN. Le parti socialiste, qui se classe troisième, peut encore espérer l'emporter dimanche prochain ...

Caroline Girardon
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Laurent Wauquiez, candidat des Républicains au soir du premier tour des élections régionales où il est arrivé en tête pour Rhône-Alpes-Auvergne.  Lyon, le 6 décembre 2015. Photo : AFP / ROMAIN LAFABREGUE
Laurent Wauquiez, candidat des Républicains au soir du premier tour des élections régionales où il est arrivé en tête pour Rhône-Alpes-Auvergne. Lyon, le 6 décembre 2015. Photo : AFP / ROMAIN LAFABREGUE — AFP

Une nette avance. Mais suffira-t-elle à Laurent Wauquiez pour emporter la Région Rhône-Alpes-Auvergne ? Le candidat des Républicains est arrivé en tête du premier tour des élections régionales, dimanche soir, totalisant 31,7 % des suffrages.

Le maire du Puy-en-Velay distance largement ses principaux rivaux, repoussant le Front national à six points (25,5 %), et Jean-Jack Queyranne, le président socialiste sortant de Rhône-Alpes à plus de sept points (23,9 %).

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« Les résultats sont très clairs. Les électeurs ont envie de renouvellement, d’une nouvelle génération », a réagi le candidat. « Les Rhônalpins en ont assez du PS et de ses onze années de gâchis. Rarement un président sortant n’a subi un tel échec. C’est un véritable désaveu », poursuit Laurent Wauquiez.

 

De son côté, Jean-Jack Queyranne, le sait : conserver la région dimanche prochain sera difficile. Mais pas impossible mathématiquement. Pour combler l’écart creusé par Laurent Wauquiez et battre aussi Christophe Boudot, il devra rassembler toutes les forces de gauche.

« Il faut faire en sorte que cette région ne tombe pas aux mains d’un clone de Charles Millon. Nous devons être unis pour combattre la liste de droite extrême menée par Laurent Wauquiez, qui en fait une aventure personnelle, et celle du FN dont on connaît les idées néfastes », argumente le candidat socialiste, appelant notamment les Verts à le rejoindre.

 

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Sauf que Jean-Charles Kholhass (6,9 %), a laissé planer le doute : « La fusion ne se fera pas sans condition. Il faut se mettre d’accord sur certaines priorités. Est-ce que l’union abourira ? Ce n’est pas certain… », répond le candidat d’EEV. Jean-Jack Queyranne pourra néanmoins compter sur le soutien du Front de Gauche et de sa candidate Cécile Cukierman (5,4 %).

 

 

Portant les couleurs du Front national, Christophe Boudot a échoué dans son pari d’arriver en tête du premier tour. Ce qui ne l’empêche pas de se targuer d’avoir réalisé « un score historique ». Récoltant 26 % des voix, il double presque le résultat enregistré en 2010, lors du précédent scrutin régional (14 %).

Persuadé de pouvoir l’emporter dans cette triangulaire, le candidat part néanmoins avec un handicap puisqu’il dispose de peu de réservoir de voix. « Nous avons une semaine pour convaincre. Rappelons que près de deux millions d’électeurs ne sont pas déplacés aux urnes dimanche », répond-il, confiant.