Régionales 2015: Coup de tonnerre dans le Nord où le FN dépasse les 40%

ELECTIONS La liste de Marine Le Pen arrive largement en tête devant celle des Républicains puis du Parti Socialiste...

François Launay
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Le présidente du Front national Marine Le Pen, candidate dans la région  Nord-pas-de-Calais-Picardie, vote pour à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 6 décembre 2015
Le présidente du Front national Marine Le Pen, candidate dans la région Nord-pas-de-Calais-Picardie, vote pour à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 6 décembre 2015 — DENIS CHARLET AFP

C’est un immense tremblement de terre à l’échelle régionale. Selon les premières estimations, la liste du Front National menée par Marine Le Pen arrive largement en tête du premier tour dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec 41,4 % des voix. Un score qui est au-dessus du sondage le plus favorable sorti la semaine dernière (40 %). «Les électeurs ont exprimé une volonté claire d'alternance à un système à bout de souffle fait d'incompétence et de connivence» a réagi la présidente du Front National. 

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Au-delà de ce score impressionnant, l’écart avec la liste Les Républicains conduite par Xavier Bertrand, arrivé en deuxième position avec 25,1 % des voix, est encore plus frappant. Entre les deux listes, il y a seize points d’écart ce qu’aucun sondage n’avait prévu.

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En troisième position, la liste du Parti Socialiste menée par Pierre de Saintignon est loin derrière. Le PS n’obtient que 17,4% des voix, huit points derrière les Républicains et très loin derrière le FN (24 points d’écart).

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Le PS se retire du second tour 

Un résultat qui contraint les socialistes à se retirer du deuxième tour. Pierre de Saintignon avait certes appelé dimanche soir Xavier Bertrand à fusionner les listes PS et Républicains. Mais l’ancien ministre, qui avait toujours annoncé que sa liste ne changerait pas entre les deux tours, n’a pas varié. « Notre liste est la seule alternative possible contre l’extrême droite », a assuré l’ancien ministre.

Conséquence : la direction du PS a elle-même demandé le retrait de la liste menée par Pierre de Saintignon que le candidat a confirmé en fin de soirée.  Aucun élu de gauche ne siégera donc dans la future assemblée régionale, une première depuis la création des conseils régionaux en 1986. Dimanche prochain au second tour, les électeurs auront le choix entre la droite et l’extrême-droite dans un paysage politique régional totalement bouleversé.