Cinq mesures phares du programme de Philippe Saurel

ELECTIONS REGIONALES Candidat à la tête d'une liste citoyenne, le maire (DVG) et président de la métropole de Montpellier envisage d'accéder au second tour et peser dans l'élection du futur président...

Jérôme Diesnis

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Philippe Saurel, devant la Croix occitane
Philippe Saurel, devant la Croix occitane — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Vendredi, à 9 heures, Philippe Saurel (DVG) va déposer à la préfecture de Toulouse sa liste «Citoyens du Midi» pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées du 6 et 13 décembre. «Une première victoire  pour celui qui fait du FN son «seul adversaire. Je ne ferai rien qui puisse faire élire le Front National. Le PS a de fortes chances de se retrouver en troisième position au premier tour derrière la droite et un FN puissant. Oui ou non, vont-ils se retirer et appeler au front républicain», s’interroge-t-il.

Le maire et président de la métropole de Montpellier crie à la manipulation. «Les socialistes sont persuadés de gagner la région avec les voix des écologistes, ce n’est qu’une façon de piper les sondages! Ils tirent les conclusions qui les arrangent pour se voir gagnant à tous les coups. Mais ça n’a aucun rapport avec la réalité. Il faudra bien trouver un dénominateur commun aux partis républicains au 2e tour…». S’il est toujours en course après avoir atteint 10 % des suffrages exprimés au premier tour, Philippe Saurel espère être celui-là. Il évoque pour 20 Minutes les grands points de son programme.

Nouvelles pratiques. A la tête d’une liste de gauche, forte de quelques personnalités de droite (tel Jean-Pierre Artiganave, ex-maire de Lourdes), Philippe Saurel entend «proposer une autre façon de faire de la politique en dehors des jeux de partis».

Équilibre territorial. Le rare candidat issu du Languedoc Roussillon (le «Catalan» Louis Aliot du FN est né à Toulouse) estime que l’équilibre territorial est en danger. «Tous les préfigurateurs ont été choisis en Midi-Pyrénées. Delga, Onesta et Reynié en sont originaires. Je trouve que ça fait beaucoup.»

Impliquer Barcelone. Philippe Saurel souhaite un axe fort Montpelier, Toulouse et Barcelone. «Nous devons fabriquer une région à l’échelle planétaire. Il y a des milliers de coopérations à trouver avec Barcelone». Il estime que Toulouse et Montpellier « sortiront unies de ces régionales. J’ai fait très attention à préserver les relations avec son maire tout au long de la campagne.»

Les transports. Il la présente comme sa priorité. «On ne peut avoir une région intelligente si Toulouse et Montpellier sont à deux heures et demi de voiture, si les voies ferrées sont en mauvais état, si le centre de la région n’est pas désenclavé, si le réseau routier n’est pas amélioré». Pour son financement, Philippe Saurel réclame un nouveau contrat de plan Etat Région.

Fédérer les départements. Pour le président de la métropole de Montpellier, «la future région n’est pas égale au collage des deux précédentes. Les mesures d’aménagement doivent être prises en effaçant le tableau actuel.» Selon lui, elle doit être «redessinée à travers une fédération de 13 départements, une capitale de région (Toulouse) et une métropole de la Méditerranée (Montpellier)». Soit quinze vice-présidents… «et pas de président délégué».