Elections régionales: La candidate écologiste s'insurge de devoir justifier sa candidature

POLITIQUE Sandrine Rousseau, tête de liste écologiste aux élections en Nord-Pas-de-Calais/Picardie, a nié, ce vendredi, sur Europe 1, affaiblir la gauche...

G.D. avec AFP

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A Villeneuve d'Ascq, le 19 août 2015 - Portrait de sandrine Rousseau, candidate (EELV) à l'election regionale en 2015.
A Villeneuve d'Ascq, le 19 août 2015 - Portrait de sandrine Rousseau, candidate (EELV) à l'election regionale en 2015. — G. Durand / 20 Minutes

Elle en a marre de se justifier. interrogée, ce vendredi matin, sur Europe 1, Sandrine Rousseau, tête de liste écologiste aux élections en Nord-Pas-de-Calais/Picardie, a poussé un coup de gueule concernant le risque d’affaiblissement de la gauche par sa candidature.

S’excuser de porter un projet écologiste

« C’est incroyable que dans cette région où il y a un taux de cancer inouï, où l’espérance de vie est plus faible qu’ailleurs, où il y a un taux de pollution incroyable, (…), des inégalités très importantes, on soit obligé de se justifier et l’on doive en permanence s’excuser de porter un projet de transformation économique, sociale et citoyenne », s’est insurgée la candidate EELV.

 

Depuis que les militants de son parti ont choisi de faire alliance avec le Parti de gauche lors du premier tour, Sandrine Rousseau est la cible régulière d’attaque de la part de certains élus de son propre camp et du PS, lesquels lui reprochent de faire le jeu du Front national.

 

« C’est une élection à deux tours »

« C’est l’esprit de la démocratie. Nous avons besoin d’une offre politique. C’est une élection à deux tours, a estimé l’actuelle vice-présidente du conseil régional. On ne gagnera cette région que si on fait complètement le premier tour. »

La candidate EELV a refusé de révéler la position de sa liste au second tour, mais elle a précisé : « Marine Le Pen et Xavier Bertrand : je ne veux ni de l’un ni de l’autre ».

Les migrants : « l’inverse de la solution »

Interrogée sur la question des migrants, Sandrine Rousseau a estimé qu’empêcher tout passage en Grande-Bretagne était « l’inverse de la solution ». La veille le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé que « plus un migrant » n’avait réussi à gagner illégalement la Grande-Bretagne depuis dimanche.

Cette déclaration intervient alors que la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, doit se rendre à Calais vendredi avec ses homologues britanniques afin « de dresser un diagnostic commun de la situation des réfugiés ».