Paca: Jean-Marie Le Pen demande à ses soutiens de se «rallier» à Marion Maréchal-Le Pen

POLITiQUE Le co-fondateur du Front national doit déjeuner ce vendredi midi avec sa petite-fille…

A.R. avec AFP

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Marion Maréchal-Le Pen et Jean-Marie Le Pen, le 29 mars 2015 à Carpentras.
Marion Maréchal-Le Pen et Jean-Marie Le Pen, le 29 mars 2015 à Carpentras. — Alain Robert/Apercu/SIPA

Le cofondateur du Front national (FN) Jean-Marie Le Pen a appelé ce vendredi ses partisans à « se rallier » à la candidature aux élections régionales de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen en région Paca.

 

« L’élection régionale de décembre peut et doit donner le signal d’alerte en donnant la majorité à la liste de Marion Maréchal-Le Pen, qui saura réunir derrière elle tous les patriotes et en particulier mes courageux amis, auxquels je demande de se rallier dans l’intérêt supérieur de la région Paca et de la France », a déclaré Jean-Marie Le Pen, lors de la dernière séance plénière du conseil régional de Paca.

Il doit déjeuner vendredi midi avec sa petite-fille, en compagnie d’élus FN proches de lui, en rupture de ban avec le parti, pour la convaincre d’en intégrer certains sur les listes frontistes.

« Si Marion ne postule pas pour ce rassemblement, elle pourra dire adieu à la région »

« C’est un déjeuner convivial où se retrouvent des gens qui vont débattre ensemble pour une élection régionale que nous espérons victorieuse. C’est un symbole que Marion vienne au Conseil régional, au milieu des conseillers sortants, quand même », a-t-il souligné.

Le conseiller régional suspendu du FN Laurent Caumas, l’un des élus fidèles de Jean-Marie Le Pen qui a pris part à la fronde contre Marion-Maréchal Le Pen et le parti, a indiqué vouloir « convaincre Marion de ne pas participer à un racolage, mais plutôt à un rassemblement ». « Il est évident que si Marion ne postule pas pour ce rassemblement, elle pourra dire adieu à la région et saluer la victoire d’Estrosi », estime-t-il.

En cas d’échec des discussions sur les listes, « il est évident que nous riposterons et que nous ferons entendre notre voix, une voix de vérité. Car nous sommes des fidèles, mais des fidèles empreints de vérité », menace-t-il, reprochant Marion Maréchal Le Pen de piocher parmi des transfuges des Républicains.

Jean-Marie Le Pen, exclu du parti le 20 août après un long bras de fer avec sa fille Marine, a relancé mercredi la guérilla judiciaire avec le parti qu’il a co-fondé en 1972 en l’assignant pour demander sa réintégration.