Bretagne: Jean-Yves Le Drian de retour sur ses terres

REGIONALES Candidat désormais déclaré, le ministre de la Défense est présent ce jeudi à la dernière session du Conseil régional…

Jérôme Gicquel

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Jean-Yves Le Drian a retrouvé son siège de conseiller régional ce jeudi à Rennes.
Jean-Yves Le Drian a retrouvé son siège de conseiller régional ce jeudi à Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Ni candidat, ni ministre de la Défense. C’est en simple conseiller régional que Jean-Yves Le Drian a pris place ce jeudi après-midi sur les bancs de l’assemblée du Conseil régional de Bretagne à Rennes. Refusant de répondre aux questions des journalistes, le ministre de la Défense a écouté le discours de son successeur Pierrick Massiot, qui a dressé le bilan de l’action des socialistes, à la tête de la région Bretagne depuis 2004. Annoncée mercredi par son entourage, la candidature de Jean-Yves Le Drian comme tête de liste socialiste pour les élections régionales sera officialisée ce vendredi après-midi à Lorient, la ville natale du ministre de la Défense.

Après un long suspense, la décision de Jean-Yves Le Drian a été accueillie avec soulagement par les élus socialistes de la région. « C’est évidemment une bonne nouvelle. C’est le meilleur candidat pour la Bretagne et le bilan de ses quelques années à la tête de la région en témoigne. Même quand il a été nommé ministre, il n’a jamais caché son attachement pour la Bretagne », a réagi Gérard Lahellec, vice-président du conseil régional en charge des transports.

Le Drian devra choisir entre son fauteuil de ministre et la Bretagne

La candidature de Jean-Yves Le Drian désormais actée, se pose désormais la question de son maintien ou non au Gouvernement en cas de victoire en décembre. Interrogé sur le sujet ce jeudi matin sur RMC, Manuel Valls a indiqué que le ministre du Gouvernement devra se conformer à « la règle ». « On ne peut pas être président de région, maire d’une grande ville, et être membre du gouvernement », a indiqué le Premier ministre.

Jean-Yves Le Drian devrait tout de même garder son fauteuil de ministre le temps de la campagne car plusieurs rendez-vous internationaux l’attendent encore ces prochaines semaines ainsi que « des contrats en cours de négociation », a souligné une source proche du ministre.