Obtention d'un prêt: Les demandes farfelues des banques aux candidats aux régionales

CAMPAGNE Les banques se montreraient de plus en plus frileuses à prêter aux personnalités politiques...

T.L.G.

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Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, en 2011.
Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, en 2011. — PATRICK KOVARIK / AFP

Chacun cherche son chèque. Organisation de meetings, affiches, tracts, kilomètres avalés… Les candidats doivent trouver des financements pour mener au mieux leur campagne. Mais à droite, plusieurs politiques font état de leur difficulté à trouver des sous. Les banques se montreraient de plus en plus frileuses à accorder des prêts, révèle Le Parisien ce jeudi. La raison ? « Effet Bygmalion, lassitude de la politique, peur d’une mauvaise publicité »…

«Il fallait pouvoir garantir une trésorerie équivalente »

Les demandeurs sont pourtant des personnalités de premier rang chez les Républicains. Valérie Pécresse, tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France s’est vue refuser un prêt de 1.5 million d’euros auprès de son établissement bancaire pour démarrer sa campagne. La députée des Yvelines a été obligée de se tourner vers une autre banque. Mésaventure identique pour Xavier Bertrand, tête de liste LR-UDI dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, lorsqu’il demande à la Société générale de Saint-Quentin (Aisne), pourtant son fief électoral.

« J’ai demandé un premier emprunt de 50.000 euros. On m’a répondu en gros qu’il fallait pouvoir garantir une trésorerie équivalente. Je n’en revenais pas. Dans ce cas, à quoi ça rime de faire un prêt ? », s’agace le ministre du Travail dans le quotidien.

Eviter l’ULM, l’hélicoptère, le saut à l’élastique

Quand le prêt est accepté, les candidats doivent se soumettre aux conditions des établissements. Hervé Morin raconte: « A 54 ans, j’ai dû me soumettre à une batterie de tests médicaux, un électrocardiogramme, une prise de sang pour être sûr que tout allait bien. J’ai passé une sorte de crash test », détaille le chef de file de l’UDI-LR en Normandie.

Le Parisien affirme que d’autres candidats ont obtenu les prêts après d’intenses tractations : « s’engager à ne pas faire de trajet en ULM, de voyages en hélicoptères, ou à pratiquer le saut à l’élastique ».