Municipales 2014: La vague bleue emporte aussi l’Ile-de-France

POLITIQUE Plusieurs villes historiquement ancrées à gauche sont passées à droite en banlieue parisienne…

Jerome Comin

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Un bureau de vote à Montreuil le 30 mars 2014 lors du second tour des municipales.
Un bureau de vote à Montreuil le 30 mars 2014 lors du second tour des municipales. — JULIEN DUCLOUX

La banlieue parisienne a connu quelques surprises au soir de ce second tour des municipales. A Bobigny, ville communiste depuis 1939, la mairie a basculé à droite sous l’impulsion de Stéphane De Paoli (UDI). Deux autres bastions communistes de Seine-Saint-Denis, Saint-Ouen et Le Blanc-Mesnil ont également été gagnés par la vague bleue.

Fin du psychodrame à Montreuil

A Corbeil-Essonnes (Essonne), où la gauche nourrissait quelques espoirs après le premier tour, Jean-Pierre Bechter, mis en examen dans le cadre d’une enquête sur de possibles achats de votes, successeur de Serge Dassault, est réélu avec environ 55% des voix face à la liste de gauche menée par Bruno Piriou.

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En revanche, il n’y a pas eu de surprise du côté de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) qui pouvait être gagnée par le Front national. La maire sortante PCF Sylvie Altman a annoncé dimanche soir, sa victoire face à la liste droite-FN emmenée par Philippe Gaudin. Arrivée en tête au premier tour en rassemblant 38,88 % des suffrages, Sylvie Altman l’a emporté au second tour avec quelque 30 voix d’écart face à son opposant qui avait fusionné sa liste avec celle du Front national.

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A Sevran, le maire sortant Stéphane Gatignon (EELV) a lui conservé son poste avec 50,05% des voix en devançant Clémentine Autin (PG) 31 % et Philippe Geoffroy (DVD) 18%. Enfin à Montreuil, où la gauche s’est déchirée durant toute la campagne, c’est Patrick Bessac (FG-EELV-PS) qui s’est imposé face à l’ancien maire de cette commune d’Ile-de-France Jean-Pierre Brard (ex-PCF). En revanche, Eric Raoult, maire UMP depuis 1995 du Raincy (Seine-Saint-Denis), s’est fait largement devancer par le candidat divers droite, Jean-Michel Genestier.

Le FN gagne sa première ville en Ile-de-France

Dans les Hauts-de-Seine, la droite triomphe et reprend presque tout à la gauche (Asnières, Colombes, Fontenay-aux-Roses) ne laissant que Clichy-la-Garenne au PS. Restent aussi les quatre bastions rouges (Genneviliers, Nanterre, Bagneux et Malakoff) qui avaient été sauvés dès le premier tour.

Enfin dans les Yvelines, autre bastion bleu, l’UMP renforce encore ses positions. Et remporte l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, deuxième pôle économique de l’ouest parisien après la Défense. Mais ce département restera sans doute comme celui où le FN a remporté sa seule ville de la région: Mantes-la-Ville. Un candidat de 32 ans est arrivé en tête dans cette ville ouvrière où la gauche était divisée.