Municipales 2014: La gauche perd des villes symboles

POLITIQUE Plusieurs grandes villes ont été ravies par l’UMP lors de ce second tour…

E.O.

— 

Arnaud Robinet, élu maire de Reims le 30 mars 2014 .
Arnaud Robinet, élu maire de Reims le 30 mars 2014 . — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

155 villes perdues de plus de 9.000 pour trois gagnées: la débâcle aux municipales est indéniable pour la gauche. Le parti socialiste subit de nombreux revers et voit s'échapper des villes symboles.

>> Consultez les résultats sur notre carte

Toulouse

La ville rose vire au bleu. L’UMP Jean-Luc Moudenc retrouve la mairie de Toulouse, qui avait basculé à gauche en 2008 au profit du PS Pierre Cohen. Ce dernier a vu s'échapper la réélection: il perd au second tour avec 48,5% des voix.

Reims

A Reims, la socialiste Adeline Hazan avait créé la surprise en 2008. Six ans après, elle ne reproduit pas la performance et perd la cité des sacres au profit du jeune député UMP Arnaud Robinet.

Amiens

A Amiens que le socialiste Gilles Demailly avait ravi en 2008 à l’«historique» Gilles de Robien, la candidate de l’union de la droite Brigitte Fouré l’a largement emporté face à Thierry Bonté (PS).

Saint-Etienne

Encore une conquête de 2008 qui échappe à la gauche. L’UMP Gaël Perdriau  a repris la ville face au maire sortant Maurice Vincent (PS), avec 47,5% des voix.

Quimper

Il est tentant de voir dans le cas de Bernard Poignant le symbole de la débâcle du parti socialiste lors de ces municipales aux accents nationaux. Le maire de Quimper, ami et conseiller de François Hollande, élu trois fois depuis 1989 a été sèchement battu par l’UMP Ludovic Jolivet, qui l'a emporté avec 56,65% des voix.

Limoges

A gauche depuis 1912, Limoge tombe dans le giron de la droite en 2014 avec la victoire du candidat d’union Emile Lombertie face au socialiste Alain Rodet qui était maire depuis 1990.

Bobigny

La ville de Seine-Saint-Denis, bastion communiste depuis un siècle, cède aussi aux sirènes de la droite. L'UDI Stéphane de Paoli l'a emporté avec 54% des voix face à la maire PCF sortante Catherine Peyge.

Angers

A gauche depuis 1977, Angers tombe dans l'escarcelle de la droite avec la victoire de l'UMP Christophe Béchu. L'homme de 39 ans a battu le maire sortant PS Frédéric Béatse avec 54, 36% des voix.

Belfort

Le fief de Jean-Pierre Chevènement n’est plus à gauche. L’UMP Damien Meslot met fin à 37 ans de gauche à Belfort en l’emportant devant le maire sortant.

Pau

A Pau, François Bayrou a mis fin à 43 ans de gouvernance socialiste en l’emportant avec plus de 62 %. Le président du MoDem met ainsi fin à sa traversée du désert et retrouve un mandat électif.