Municipales 2014: Un revers pour le PS, une «vague bleue» pour l'UMP

POLITIQUE Jean-François Copé se félicite ce dimanche d'une «vague bleue»...

Anne-Laëtitia Béraud

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Jean-François Copé, le président de l'UMP, le 23 janvier 2014 à Paris.
Jean-François Copé, le président de l'UMP, le 23 janvier 2014 à Paris. — AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

L’opération «reconquête», comme l’appelait de ses vœux le président de l’UMP Jean-François Copé pour ces municipales, semble en marche, alors que le PS subit un sérieux revers. 

Alors que l'abstention a été massive, à environ 38%, selon les premières estimations, l’UMP remporte, ce dimanche soir, Quimper, où le candidat UMP Ludovic Jolivet bat avec 56,6% le conseiller du Président François Hollande Bernard Poignant; Roubaix, où Guillaume Delbar gagne une triangulaire avec 35% des voix, devançant deux listes de gauche; Reims, où l'UMP Arnaud Robinet gagne avec 46,2 % des voix face à la maire sortante socialiste, Adeline Hazan (42,7 %) ; Angers, où Christophe Béchu obtient 53,4 % des voix face au candidat PS (46,6 %); Toulouse, où Jean-Luc Moudenc s'impose avec 51% face au PS Pierre Cohen (49%); ou encore Limoges, qui était à gauche depuis 1912. 

Marseille donne à Jean-Claude Gaudin (UMP) un quatrième mandat, et inflige une lourde défaite au candidat PS Patrick Menucci, qui est largement battu par Dominique Tian (UMP). 

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Le président de l'UMP, Jean-François Copé, s'est aussitôt félicité d'une «vague bleue» proclamant que son parti était «le premier de France». 

L’UDI gagne Laval grâce François Zochetto (51,57%) qui se présentait contre le ministre Guillaume Garot (41,07%); mais aussi Bayonne, où le centriste Jean-René Etchegaray, un avocat de 62 ans, a été élu dimanche avec 26 voix d'avance sur son adversaireA Pau, sans surprise, le président du Modem François Bayrou est vainqueur avec 62,6% des voix.

A gauche, la défaite était attendue, après le revers infligé au premier tour. Bien que la majorité ait assuré entre les deux tours «avoir entendu le message des Français», rien n’y aurait fait. Seules consolations avec la prise d’Avignon,  où la socialiste Cécile Helle gagne à l’issue d’une triangulaire avec l’UMP et le FN; Paris, où Anne Hidalgo (PS) s'impose face à Nathalie Kosciusko-Morizet, et Strasbourg, où Roland Ries conserve la mairie.

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Quant au Front national, après avoir renversé Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) au premier tour, le parti pavoise avec la conquête de Fréjus (Var), Villers-Cotterêts (Aisne), Beaucaire (Gard), le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Cogolin (Var) Hayange (Moselle), et Béziers (Hérault) où le FN soutenait le polémiste Robert Ménard. Dans le septième secteur de Marseille, le FN Stéphane Ravier l'emporte. Le parti échoue néanmoins à Perpignan, ou encore Forbach, où Florian Philippot, vice-président du parti, a reconnu sa défaite.

Ce dimanche soir, la présidente du FN Marine Le Pen a annoncé l’élection de plusieurs maires avec «peut-être 1.200 conseillers municipaux» élus. Elle a estimé sur France 2 que ces élections municipales constituent une «nouvelle étape pour le FN».

Le FN réussit ce dimanche à acquérir plus de municipalités qu’il n’a pu en gagner à la fin des années 1990 (Orange, Toulon, Marignane, Vitrolles). Il élargit également sa base électorale, avec un enracinement dans le nord et le sud est, et une poussée inédite dans le grand ouest et le centre.