Illustration: Une mairie dans la Sarthe.
Illustration: Une mairie dans la Sarthe. — GILE MICHEL/SIPA

POLITIQUE

Second tour des municipales: Les quinze villes à suivre

Dans le viseur du FN, convoitées par la gauche ou par la droite, retrouvez les quinze villes qui devraient faire l'actualite dimanche soir pour le second tour des municipales....

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Reims (Marne)

Lors du premier tour, moins de 700 voix ont séparé le candidat UMP arrivé en tête, le jeune député Arnaud Robinet (39,63%), de la maire sortante PS Adeline Hazan (38,29%). C’est dire si le résultat sera scruté dans cette ville que l’UMP rêve de reprendre après sa défaite de 2008. Mais la droite sera peut-être empêchée de voir son souhait se réaliser à cause de la présence au second tour d’un candidat du Front national, Roger Paris, qui a recueilli 16,01% des voix le 23 mars.

Amiens (Somme)

Le candidat socialiste Thierry Bonté ne s’attendait pas à un tel résultat. Arrivé largement deuxième le 23 mars (24,65%), loin derrière la liste d’union de la droite conduite par Brigitte Bonté (44,79%), l’homme a modifié son programme entre les deux tours et a suspendu le projet de tramway qu’il entendait mener. Cela sera-t-il suffisant pour garder à gauche Amiens, ravie en 2008 à l’«historique» Gilles de Robien? Pas sûr, d’autant que le FN Yves Dupille, qui a récolté 15,54%, s’est maintenu au second tour.

Fréjus (Var)

C’est les larmes aux yeux que la socialiste Elsa Di Méo, arrivée quatrième avec 15,58% des voix, a annoncé mardi qu’elle se retirait en vue du second tour. La candidate a ainsi obéi aux consignes nationales de son parti pour former un «front républicain» et tenter de contrer le risque Front national, dont le candidat David Rachline est arrivé largement en tête (40,3%). Elle n’a cependant donné de consigne de vote ni pour l’UMP Philippe Mougin ni pour le maire sortant, le divers droite Elie Brun.

Avignon (Vaucluse)

Dans la cité des papes, le candidat du Front national Philippe Lottiaux est arrivé en tête avec 29,63% des voix. Ce qui a provoqué l’émoi d’Olivier Py, le directeur du fameux festival d’Avignon, qui a annoncé que si le maire élu dimanche était de couleur bleu marine, il n’aurait d’autre solution que de quitter la ville pour organiser la manifestation ailleurs. Le candidat FN sera opposé à la socialiste Cécile Helle (29,54% au premier tour) et à l’UMP Bernard Chaussegros (20,9%).

Toulouse (Haute-Garonne)

Le scrutin s’annonce serré, très serré. A Toulouse, se rejoue en 2014 le match de 2008 entre l’UMP Jean-Luc Moudenc et le PS Pierre Cohen, qui l’avait emporté il y a six ans. Au premier tour, le candidat de droite a pris l’avantage en recueillant 38,19% des voix quand celui de gauche a obtenu 32,26%. Un sondage paru mercredi donne les deux hommes au coude à coude au second tour, avec 50,5% d’intentions de vote pour Pierre Cohen (son interview est à lire ici) contre 49,5% pour Jean-Luc Moudenc (son interview est à lire ici).

Saint-Etienne (Loire)

Dans la préfecture de la Loire, le maire sortant PS Maurice Vincent est arrivé en deuxième position, avec 31,33% des voix, derrière l’UMP Gaël Perdriau (36,74%). Il devra donc compter sur les voix des abstentionnistes de gauche, dans cette ville où seule la moitié des électeurs s’est rendue dans les bureaux de vote le 23 mars. Le candidat du Front national Gabriel de Peyrecave, arrivé troisième (18,3%), va jouer les arbitres.

Beziers (Hérault)

De Reporter sans frontières à la mairie? Robert Ménard, soutenu par le Front national, est bien parti pour remporter la mairie de Béziers. L’ancien journaliste arrivé en tête au premier tour (44,88% des voix) va affronter l’UMP Elie Aboud (30,16%) et le PS Jean-Michel Du Plaa (18,65%) qui a refusé de retirer sa liste, en dépit des consignes de son parti.

Strasbourg (Bas-Rhin)

Fabienne Keller va-t-elle prendre sa revanche sur Roland Ries? Largement battue en 2008, la sénatrice UMP et ancienne maire de Strasbourg a l’espoir de reprendre la ville à son adversaire socialiste. Mais si elle est arrivée en tête du premier tour (32,92% des voix contre 31,24%), les réserves de voix sont plus favorables à la gauche. Sans oublier que le FN Jean-Luc Schaffhauser (10,94% le 23 mars) participe à ce second tour.

Forbach (Moselle)

Voilà une ville qui pourrait tomber dans le giron du Front national. Dans cette commune de Moselle, le vice-président du parti Florian Philippot est arrivé en tête (35,74%), devant le maire sortant, le socialiste Laurent Kalinowski (33%), le divers droite Eric Diligent (18,99%) et l’UMP Alexandre Cassaro (12,25%). Situation originale: les quatre candidats présents au premier tour le seront aussi au second puisque les listes de droite n’ont pas réussi à s’entendre pour fusionner. Ce qui devrait ouvrir un boulevard à Philippot.

Metz (Moselle)

La liste du maire sortant PS Dominique Gros, sur laquelle la ministre de la Culture Aurélie Filipetti figure en deuxième position, est arrivée en tête le 23 mars avec 500 petites voix d’avance sur celle de l’UMP Marie-Jo Zimmerman. Autant dire que les jeux sont ouverts à Metz, où la candidate FN, également présente au second tour, a réalisé 21,31%.

Paris

Est-il encore nécessaire de présenter les deux candidates qui s’affrontent pour gagner Paris ? La bataille entre Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) s’achève ce dimanche, avec un avantage pour la première. Car si la candidate UMP a réalisé un bon score le 23 mars en recueillant 35,64% des voix, elle bénéficie de peu de réserves de voix.

Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne)

Droite et extrême droite ensemble. La liste de droite menée par Philippe Gaudin a fait alliance, entre les deux tours, avec le FN pour renverser la maire communiste. Candidat pour la quatrième fois à cette mairie pauvre du Val-de-Marne, Philippe Gaudin a totalisé 31,8% des voix au premier tour, derrière la maire PCF sortante (38,9%). Seuls deux candidats de droite font alliance avec le FN pour ces municipales: outre Villeneuve-Saint-Georges, figure l’Hôpital, en Moselle. Soutenu par l'UMP, l'UDI et le MoDem au premier tour, Philippe Gaudin a été désavoué après la fusion de sa liste avec le FN.

Montpellier (Hérault)

A Montpellier, s'affronteront ce dimanche quatre listes, avec une UMP, une PS, une dissidente PS et une FN. L’élection est donc risquée pour la gauche, car le dissident PS Philippe Saurel (22,94%) a refusé de s'allier avec le candidat investi par le PS Jean-Pierre Moure (UG-PS), qui a obtenu 25,27% des voix au premier tour.

Montreuil (Seine-Saint-Denis)

Qui pour succéder à l’ancienne ministre écologiste Dominique Voynet à la tête de Montreuil? Quatre listes se présentent dans cette commune de plus de 100.000 habitants, rongée par «la guerre des gauches». Face à l'ancien maire ex-PCF Jean-Pierre Brard, arrivé en tête au premier tour avec 25,54% des voix, figurent les listes Front de gauche-PS-EELV de Patrice Bessac, divers gauche de Mouna Viprey et UMP de Manon Laporte. Une droite qui devrait faire son retour au conseil municipal, après des décennies d’absence.

Saint-Gilles (Gard)

Duel FN/droite à Saint-Gilles. Le candidat soutenu par le FN, le député de la deuxième circonscription du Gard Gilbert Collard, est arrivé en tête au soir du premier tour avec 42,57% des voix. Arrivé troisième avec 23,14% des voix, le maire sortant PS Alain Gaido a renoncé à concourir au second tour des élections pour «faire barrage au FN», se conformant ainsi aux consignes de Solférino. Reste donc, face au FN, la liste UMP-UDI menée par Eddy Valadier, qui a obtenu 25,36% des voix au premier tour.