Municipales 2014: Bruno Chavanat (UDI) est plus «optimiste que jamais» pour Rennes

INTERVIEW Le candidat UDI croit en ses chances pour remporter la mairie de Rennes dimanche...

Propos recueillis par Jérôme Gicquel
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Le candidat UDI à Rennes Bruno Chavanat.
Le candidat UDI à Rennes Bruno Chavanat. — J. Gicquel

Arrivé second au premier tour avec 30,12 % des voix, Bruno Chavanat compte bien dimanche faire basculer une ville acquise à la gauche depuis 1977. Un challenge relevé qui pourrait l’être encore plus avec l’annonce de la fusion des listes de Nathalie Appéré (PS) et de Matthieu Theurier (EELV/Front de Gauche).

Que vous inspire cet accord?

En s’alliant avec le PS, Matthieu Theurier renie ses engagements de campagne. C’est une alliance de fortune entre un PS en plein désarroi et une liste EELV/Front de Gauche qui cherche à grappiller quelques postes. Cet accord est surtout vide de contenu et cache des désaccords profonds entre les deux listes sur la gratuité des transports, la réforme des rythmes scolaires, le centre des congrès ou la vidéosurveillance. Il s’agit au fond d’intérêts personnels et de revanches politiciennes qui priment sur l’intérêt des Rennais.

Une triangulaire ne vous aurait-elle pas été plus favorable?

Je ne le crois pas. On aurait pu craindre cette fusion s’ils s’étaient engagés sur un vrai programme de fond. Ce n’est pas le cas, donc nous sommes plus optimistes que jamais. L’affrontement est désormais très clair. Nous sommes la seule liste qui puisse changer la ville et mettre fin à ce système socialiste auquel deux tiers des électeurs rennais ont dit stop dimanche.

Si vous êtes élu maire, quelles seront vos premières mesures?

Nous relancerons tout d’abord la concertation sur la réforme des rythmes scolaires. Nous nous attaquerons aussi aux questions de sécurité et de lutte contre les incivilités en sanctuarisant certains lieux. Nous lancerons enfin une concertation avec les associations pour préparer les assises du sport.