Municipales: François Hollande juge que le gouvernement «doit entendre les Français»

MUNICIPALES Le Président s’est exprimé lors du Conseil des ministres…

B. de V.
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François Hollande sur le perron de l'Elysée, 18 mars 2014 à Paris
François Hollande sur le perron de l'Elysée, 18 mars 2014 à Paris — Jacques Demarthon AFP

Le gouvernement doit «entendre les Français» et «tirer une leçon». Le sujet des élections municipales et de la déroute du parti socialiste a été mis sur la table du conseil des ministres de ce mercredi.

François Hollande a déclaré à ses ministres, qui vivaient peut-être pour certains leur dernier mercredi à l’Elysée, que «le message a été entendu pour le gouvernement: redresser avec plus de force, de rapidité, de justice». Et d'ajouter, selon la porte -parole du gouvernement Najat Valaud-Belkacem: «sans attendre dimanche».

«L'enjeu est économique, mais aussi de vie collective»

A en croire le président de la République, il ne faut «pas simplement des lois mais des actes, des présences. Il faut rassurer sur le redressement, sur l'avenir, sur le climat et sur l'amélioration de la vie quotidienne.»

«Il faut des résultats, il faut aller plus vite et être plus cohérent, plus fort, a déclaré le président à ses ministres. Le temps politique est trop lent. Il faut aussi rassurer. Les gens ne se tournent pas vers ceux qui inquiètent. L'enjeu est économique, mais aussi de vie collective.»

«Le président de la République m'a donné une impression de solidité»

L'Elysée avait fait savoir mardi soir qu'il y aurait «nécessairement une expression et une action» du président de la République et du gouvernement en avril, alors que le premier tour des municipales a été marqué par une abstention record, une percée historique du Front national et un vote-sanction contre les socialistes dans plusieurs grandes villes.

«Le président de la République m'a donné une impression de solidité, de lucidité et de responsabilité et je pense que c'est cela que les Français attendent de lui», a poursuivi Najat Vallaud-Belkacem.

Pressée de questions sur un possible remaniement, la porte-parole du gouvernement a rappelé qu'«il reviendra au président de la République de faire ses choix en temps utile», indiquant que le chef de l'Etat n'avait «pas eu de mot particulier» sur le sort du gouvernement et du Premier ministre. «Le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault) est aux commandes de ce gouvernement, je n'entre pas dans les spéculations», a-t-elle enchaîné.