Grenoble: Et pendant ce temps là, Matthieu Chamussy (UMP-UDI) jubile…

MUNICIPALES Le troisième homme de la compétition réagit après l’annonce du non-retrait du candidat socialiste au second tour…

À Grenoble, Souhir Bousbih

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Matthieu Chamussy.
Matthieu Chamussy. — M. PAVARD / PLEINS TITRES / 20 MINUTES

 Il s’en défend, mais la décision de Jérôme Safar de se maintenir au second tour arrange bien Matthieu Chamussy. Le candidat UMP-UDI, qui a recueilli 20,86% des voix au premier tour, derrière Jérôme Safar (25,31%) et Eric Piolle (29,41%), voit dans « l’explosion de la gauche» une chance «historique» de ravir la mairie de Grenoble: «Jamais aucune municipalité de la gauche n’avait été balayée de la sorte dès le premier tour. Et quand je vois les dernières 48 heures de tractations honteuses, pathétiques et pitoyables, je me dis que Grenoble a ses chances de revenir dans le giron de la droite.»

 Des soutiens mystères en renfort

Dans son local de campagne, Mathieu Chamussy assure avoir déjà reçu le soutien de Gilles Dumolard, l’ancien président de la CCI de Grenoble. Ce dernier conduisait la liste «Agir pour Grenoble», avant de jeter l’éponge en février. «D’autres soutiens suivront. En vérité, je suis ex-aequo depuis le premier tour avec Eric Piolle, compte tenu des réserves que nous avons »affirme le candidat UMP. À qui fait-il allusion? Le modem Philippe de Longevialle, qui a recueilli plus de 4,61% des voix au premiertour, a par exemple d’ores et déjà appelé à voter Jérôme Safar. Pas de danger pour le candidat UMP, qui ne croit pas au report des voix: «Les électeur de P.De Longevialle ne suivront pas ces combinaisons. La ville pourrait retomber à droite et ils savent que c’est une opportunité à saisir». Et pour les autres? «Des annonces tomberont dans les prochains jours», promet-il.

« Eric Piolle, c’est quand il veut et où il veut »

Aujourd’hui, Matthieu Chamussy invite Eric Piolle à un « grand débat public», pour confronter leurs deux programmes: «Je propose qu’on le fasse à la Halle Clémenceau, c’est assez grand. Après, on peut le faire ailleurs. C’est quand il veut et où il veut ». Quid de Jérôme Safar et Mireille d’Ornano, toujours dans la course? «Ils sont grillés, hors jeu. Je veux un débat avec celui avec qui je suis en compétition. Le futur maire de Grenoble s’appellera Eric Piolle ou Matthieu Chamussy». Pour le moment, le candidat écologiste n’a pas répondu à l’invitation…