VIDEO. Municipales 2014: Le point sur les accords (et les désaccords) avant le second tour

POLITIQUE Fusions, maintiens, triangulaires et quadrangulaires: les tractations d'entre-deux tours ont parfois accouché de surprises...

Enora Ollivier

— 

Le fronton d'une mairie, dans la Sarthe.
Le fronton d'une mairie, dans la Sarthe. — GILE MICHEL/SIPA

Ça y est, après deux jours d’intenses tractations, les listes pour le second tour des municipales ont été déposées en préfecture, avec des sorts différents. 20 Minutes fait le bilan.

EELV et le PS se mettent d’accord à Lille et Nantes

Ça a été difficile, mais EELV et le PS ont finalement trouvé un accord à Lille, qui prévoit neuf sièges pour les écolos. A Nantes, les discussions entre les deux partis ont également trouvé une issue dans la nuit. L’accord prévoit entre autres que les travaux de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne débuteront pas «avant l’épuisement de tous les recours juridiques actuellement déposés».

Pas d’accord PS-EELV à Grenoble

Le candidat socialiste Jérôme Safar, arrivé en deuxième position dimanche, a refusé de se retirer et de faire alliance avec l’écologiste Eric Piolle, en tête du premier tour. Il y aura donc une quadrangulaire à Grenoble, puisque les candidats UMP Matthieu Chamussy et FN Mireille D’ornano sont aussi qualifiés pour le second tour. Le porte-parole du PS a annoncé que Jérôme Safar n’aurait pas l’investiture du parti.

Le PS refuse de se retirer à Béziers…

Pas d’investiture non plus pour Jean-Michel Du Plaa, le candidat socialiste arrivé troisième dimanche à Béziers (18,65 % des voix) et qui se maintient en dépit du principe du «front républicain». Robert Ménard, soutenu par le FN, est arrivé largement en tête au premier tour avec 44,88 % des voix, devant l’UMP Elie Aboud (30,17 %).

… mais le fait finalement à Fréjus…

Elsa Di Méo (quatrième avec 15,58 %), la candidate socialiste qui n’était pas très disposée à se désister, s’est finalement décidée, face au risque de voir le Front national emporter la ville. Le candidat frontiste David Rachline, arrivé en tête au premier tour avec 40,3 % des voix, affrontera l’UMP Philippe Mougin et le divers droite Elie Brun.

… ainsi qu’à Perpignan et Saint-Gilles

Les candidats socialistes de Perpignan et Saint-Gilles ont décidé de retirer leurs listes dans ces deux villes où les candidats du Front national Louis Aliot et Gilbert Collard sont arrivés en tête.

Deux listes de droite fusionnent avec le FN

Les listes divers droite ont fusionné avec celles du Front national à L’Hôpital (Moselle) et Villleneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Dans cette dernière ville, la liste a dans le même temps perdu le soutien de l’UMP et de l’UDI. Et Jean-François Copé a annoncé que tout colistier UMP présent sur une liste fusionnée serait exclu du parti.

Une quadrangulaire à Forbach

A Forbach (Moselle), les deux candidats de droite ont décidé de se maintenir séparément, malgré l’arrivée en tête au premier tour du candidat FN Florian Philippot.

A Villejuif, la candidate écolo fait alliance avec l’UMP et l’UDI, mais EELV soutient le PCF

Joli pataquès à Villejuif. La secrétaire nationale d’EELV Emmanuelle Cosse a apporté son soutien à la maire communiste sortante, Claudine Cordillot, après que la candidate écologiste, suspendue par son parti depuis, a annoncé lundi faire liste commune avec l’UMP et l’UDI.

A Paris, Dominique Tiberi fait liste commune avec l’UMP

Dominique Tiberi rentre dans le rang. Le dissident dans le 5e arrondissement de Paris a trouvé un accord avec la candidate UMP Florence Berthout, et sera deuxième sur la liste.