Christine Bost: «On ne s'attendait pas à ce que la communauté urbaine bascule»

MUNICIPALES Réélue dès le premier tour, la maire PS d'Eysines revient sur les résultats de dimanche soir sur l'agglomération bordelaise, et assure que les élus de la gauche restent «mobilisés»...

Propos recueillis par Mickaël Bosredon

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La vice-présidente de la Communauté urbaine de Bordeaux, et maire d'Eysines, Christine Bost
La vice-présidente de la Communauté urbaine de Bordeaux, et maire d'Eysines, Christine Bost — S.ORTOLA/20MINUTES

Comment analysez-vous les résultats de dimanche soir sur la communauté urbaine?

Nous nous attendions à une forte abstention, et à une vague contestataire contre la gauche. Sur ces deux points nous ne nous sommes pas trompés. Mais les électeurs ont surtout exprimé des réserves quant à la classe politique d’une manière générale. Il va falloir en tenir compte. Cela dit, il y a quand même de belles victoires dans plusieurs communes, je pense notamment à celle de Brigitte Terraza à Bruges.

Comment vivez-vous le basculement de la CUB à droite?

Avec beaucoup d’inquiétudes. Sous la période de Vincent Feltesse et d’Alain Rousset, une politique de proximité a été mise en place, ainsi qu’un accompagnement des communes. J’ai peur que demain, toutes les forces se re-concentrent sur la ville-centre. Alain Juppé a promis beaucoup de choses à plusieurs municipalités, notamment en terme de transports, qui seront infaisables…

Vincent Feltesse a présenté lui aussi de grands projets en matière de transports…

Mais pas avec les mêmes moyens! Les promesses d’Alain Juppé ne sont pas tenables financièrement.

Vous attendiez-vous à une victoire de la droite aussi forte, et dès le premier tour?

Nous savions que ce serait difficile mais, honnêtement non, je ne pensais pas que la CUB basculerait dès le premier tour. Je suis sûre qu’Alain Juppé non plus, d’ailleurs!

Vous êtes-vous rencontrés avec les autres leaders de la gauche?

Nous avons déjeuné ensemble lundi. Nous sommes tous combatifs et mobilisés, car la CUB, c’est important, mais il y a aussi nos communes. Sur les six villes concernées par le deuxième tour, nous devons ramener le débat sur des débats de proximité, car ce sont les vrais enjeux de ces élections municipales. Et aucun combat n'est perdu ou gagné d'avance.