A Nantes, l’accord entre le PS et EELV repousse le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

POLITIQUE PS et Verts se sont mis d’accord pour attendre l’épuisement des recours…

A Nantes, Frédéric Brenon

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Manifestation à Nantes contre le projet d'aéroport de Notre-dame-des-Landes, le 22 février 2014
Manifestation à Nantes contre le projet d'aéroport de Notre-dame-des-Landes, le 22 février 2014 — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

Les travaux de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne débuteront pas «avant l’épuisement de tous les recours juridiques actuellement déposés». C’est ce que prévoit l’accord d’union passé entre la liste socialiste de Johanna Rolland et la liste de l’écologiste Pascale Chiron dans l’optique du second tour de l’élection municipale à Nantes.

Cet accord, politique plus que décisionnel (le projet d’aéroport est porté par l’Etat et non par la ville de Nantes), confirme les propos similaires tenus par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault le 28 février dernier, en signe d’apaisement quelques jours après l’importante mobilisation des anti-aéroport dans les rues de Nantes.

Repoussé de quelques mois

«Le projet n’est pas encore enterré mais on le repousse de quelques longs mois supplémentaires», se félicite Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts. «Nos divergences sur Notre-Dame-des-Landes sont anciennes et connues. Elles demeurent», assure Johanna Rolland. Plusieurs responsables politiques, notamment le président PS de la région Pays de la Loire Jacques Auxiette, appelaient ces dernières semaines à démarrer les travaux «sans attendre».