Les imprévus du 1er tour

MUNICIPALES 2014 Passage en revue des villes surprises après le scrutin...

Olivier Aballain

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Les frontières Steve Briois et marine Le Pen lors d'un conseil municipal à Hénin-Beaumont en 2009.
Les frontières Steve Briois et marine Le Pen lors d'un conseil municipal à Hénin-Beaumont en 2009. — M.Libert/20 Minutes

Gueule de bois ou lendemains qui chantent... Dans certaines villes nordistes, le jour de l’après-premier tour ressemble à une page blanche, tant les électeurs ont pris leur monde à contrepied.

> Hénin-Beaumont bascule. On attendait un Front national conquérant, mais pas au point de prendre la mairie dès le 1er tour. Steeve Briois n’a pas perdu de temps: dès le lendemain de sa victoire éclair (50,26% des voix), le nouveau maire de Hénin-Beaumont s’est rendu à l’hôtel de ville pour rencontrer le maire sortant, Eugène Binaisse. Avec des paroles d’appaisement. «Il n’y aura aucune chasse aux sorcières», a indiqué le bras droit de Marine Le Pen, qui promet d’écouter ses opposants même si le FN a obtenu 28 des 35 sièges au conseil municipal. «Si l’opposition propose un projet intéressant, nous les écouterons», assure Steeve Briois.

Dunkerque vacille. Tempête sur la citadelle de Michel Delebarre. Maire depuis 1989, il a été nettement devancé par un ex-adjoint, Patrice Vergriete (28,86% contre 36,05%). Par rapport à 2008, Michel Delebarre a perdu plus de la moitié de son électorat. Philippe Eymery (22,59%), soutenu par le FN, arbitrera le match retour.

Béthune balance. Jacques Mellick, déjà de retour en 2001 après une condamnation en justice, mais battu en 2008, vire en tête (22,58%) avec une courte avance sur le maire sortant Philippe Saint-André (20,62%) et son ex-adjoint Olivier Gacquerre (18,24%). Toutes les combinaisons sont encore possibles au 2nd tour. Mais ni Olivier Gacquerre ni Jacques Mellick ne veulent du maire sortant en tête de liste. La revanche du «tout sauf Mellick» de 2008.

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• Les revenants ne lâchent pas la rampe

Outre Jacques Mellick à Béthune, d’autres anciens maires comptent sur 2014 pour revenir aux affaires. Ainsi Gérard Dalongeville (DVG), dont la condamnation pour détournement de fonds est en appel, a glané un siège d’élu à Hénin-Beaumont avec 9,77% des voix. Et à Calais, l’ancien maire PCF Jacky Hénin (22,60%) espère enlever la ville à l’UMP sortante Natacha Bouchart (39,04%) grâce aux voix du socialiste Yann Capet (19,73%).