Rennes: La fusion sous conditions ?

MUNICIPALES La décision des listes PS et EELV devait tomber dans la nuit...

Jérôme Gicquel

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Matthieu Theurier (EELV) et Valérie Faucheux (Front de gauche).
Matthieu Theurier (EELV) et Valérie Faucheux (Front de gauche). — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Fusionnera ? Fusionnera pas ? Au lendemain du premier tour des municipales, les négociations ont été longues ce lundi entre Nathalie Appéré (PS) et Matthieu Theurier (Europe Ecologie-Les Verts/Front de gauche). Elles se sont poursuivies jusque tard dans la nuit, les militants devant se prononcer en assemblée générale en faveur ou non d'une fusion. Arrivée en tête avec 35, 56 % des voix, Nathalie Appéré avait entamé dès dimanche soir une tentative de rapprochement « pour que la ville continue à porter des valeurs de gauche ».

Nombreuses divergences

Fort de son score de 15, 09 %, Matthieu Theurier a les cartes en mains pour négocier. « Si fusion il y a, ça ne peut se faire que si le PS accepte une partie de notre programme avec le budget qui va avec », assure un écologiste membre de la liste. Côté programme, les divergences sont nombreuses, notamment sur la question du cumul des mandats, Matthieu Theurier y étant farouchement opposé. Nathalie Appéré avait de son côté indiqué qu'elle conserverait son poste de députée si elle était élue maire. Côté transports, la liste écolo-rouge évoque la création d'ici à 2020 d'un RER rennais. Un projet difficilement supportable pour les finances de la ville selon Nathalie Appéré en raison de la construction de la seconde ligne de métro. Matthieu Theurier souhaite par ailleurs une remise à plat de la réforme des rythmes scolaires, appliquée depuis la rentrée par la majorité socialiste sortante. Sans oublier l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou le futur centre des congrès qui risquent là aussi de faire grincer quelques dents.