France Jamet (FN): «C'est historique pour Montpellier»

MUNICIPALES La tête de liste du FN se maintient au second tour, avec 13,81 % des voix...

Nicolas Bonzom

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France Jamet, conseillère régionale FN, reste en lice.
France Jamet, conseillère régionale FN, reste en lice. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Avec 13, 81 % des suffrages exprimés au 1er tour, dimanche à Montpellier, France Jamet a largement battu le score de son parti en 2008 (5, 26 %), du temps où son père Alain menait la barque du FN dans la capitale héraultaise. La candidate se confie, quelques heures avant le dépôt des listes pour le 2e tour.

Pour vous, il n'y a pas de tractations, vous partirez avec la même équipe?

Oui. D'abord, parce que Marine Le Pen a été très claire depuis le début, on se maintient, à quelques exceptions près, partout où nous le pouvons. De toutes façons, personne ne m'a vraiment fait du pied... Et puis, les électeurs qui ont mis un bulletin FN dans l'urne ne l'ont pas fait pour se retrouver avec des élus UMP ou PS.

Considérez-vous le score du FN comme une adhésion ou un rejet?

Un vote d'adhésion, clairement. C'est même historique pour Montpellier. Le vote de rejet s'est plutôt arrêté sur la candidature de Philippe Saurel [divers gauche] qui est apparu comme « hors-système », ce qu'il n'est pas ! Les électeurs doivent se rendre compte que la candidature anti-système, c'est le FN.

La région a connu une vague FN sans précédent. Etes-vous surprise?

Non, on s'y attendait. On aurait même peut-être pu espérer davantage...

Qu'attendez-vous du second tour?

J'appelle les abstentionnistes à vivement se mobiliser dimanche prochain. S'abstenir, c'est reconduire cette petite classe, qui gouverne la ville depuis trente ans.

L'objectif, c'est le siège de maire ou la constitution d'un groupe?

J'attends de voir la manière dont vont évoluer les choses. Tout est possible. Mais, si nous n'avions pas la possibilité d'être sur le siège de maire, je pense que nous aurons un bon groupe d'opposition, qui se battra pour la fiscalité, la sécurité, et toutes les mesures sur lesquelles nous sommes engagés.

On a parfois l'impression que vous n'aimez pas que l'on vous classe à l'extrême droite...

J'ai toujours contesté ce terme. On dit ça, en général, pour nous agresser ou nous fâcher. Mais, aujourd'hui, ça a fini de m'agacer ! J'ai compris que j'avais à faire à des gens bornés qui ne comprenaient pas que ça ne correspondait plus à rien.