Municipales 2014: «La gauche à Lyon limite sérieusement les dégâts »

POLITIQUE Paul Bacot, Paul Bacot, professeur de Science politique à l'IEP de Lyon, analyse le premier tour de l'élection municipale...

Propos recueillis par Caroline Girardon

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Les électeurs entendront-ils l'appel lancé par Michel Havard pour battre Gérard Collomb ? Réponse dimanche.
Les électeurs entendront-ils l'appel lancé par Michel Havard pour battre Gérard Collomb ? Réponse dimanche. —

Comment faut-il analyser les scores de Gérard Collomb ?

Ils sont surtout le fait d'une concurrence à gauche. En 2008, les différentes listes de gauche avaient réalisé 5,9%. Cette année, les Verts font 8, 9 % et le Front de gauche 7, 5 %. Cela change pas mal de choses. Si l'on intègre toutes ces données, la gauche n'a pas tant baissé. Les scores obtenus par la liste UMP-UDI sont presque identiques à ceux de Dominique Perben en 2008. Dans ce contexte national, ce n'est pas un bon résultat.

Que penser du score du FN ?

A Lyon, pendant longtemps, le vote FN était en dessous de la tendance nationale. C'est la fin d'une spécificité. Mais je ne suis pas certain que l'électorat soit plus contestataire que d'autres. Ils votent FN car ils sont d'accord avec les idées véhiculées.

Est-ce que l'électorat a évolué ?

Non, car il y a une relative stabilité compte tenu de l'importance du mouvement national en faveur de l'UMP et du FN. Ce qui frappe c'est cette résistance à la tendance nationale. La gauche à Lyon limite sérieusement les dégâts.