1er tour des élections municipales: A Marseille, les socialistes se prennent un revers

PREMIER TOUR Le maire sortant serait en tête devant Ravier et Mennucci...

A Marseille, Amandine Rancoule

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Jean-Claude Gaudin à la rédaction de 20 Minutes
Jean-Claude Gaudin à la rédaction de 20 Minutes — C.GONTHIER // 20 MINUTES

Pas un militant ne s’est rendu dimanche soir à la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, rue Montgrand (6e). Selon les premières estimations sur l’ensemble de la ville, Patrick Mennucci avec 20% arrive derrière Jean-Claude Gaudin (40%), le maire sortant UMP et derrière le frontiste, Stéphane Ravier (22%).

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«Rien n’est joué»

«Au-delà des apparences des chiffres, rien n’est joué, souligne le socialiste apparaissant sans ses colistiers pour une courte intervention. Nous n’avons pas réussi à convaincre», mais «le changement auquel aspirent les Marseillais ne peut pas passer par le FN, ni par l’immobilisme de la municipalité sortante», ajoute-t-il. Il appelle «les républicains à unir leurs forces pour rouvrir l’espoir du changement».

Le PS garde espoir

Avec sa liste citoyenne, Pape Diouf recueillerait 6% des voix, le plaçant ainsi en position de fusionner. Pour l’heure, il refuse de se prononcer. Le score estimé de Jean-Marc Coppola, Front de gauche, n’est pas connu à l’heure du bouclage. Dimanche soir, il devait rencontrer le socialiste. «Dans quatre secteurs, nous pouvons garder la majorité, les choses ne sont pas du tout réglées», estime le socialiste, crédité dans son propre secteur, le 1er, de 28%, derrière l’UMP Dominique Tian (37%). Dans le 3e, secteur clé, la socialiste Marie-Arlette Carlotti serait distancée (25,3%) par le sortant UMP Bruno Gilles (41,5%).

«Tremblement de terre»

Arrivé probablement en tête dans le 7e secteur, Stéphane Ravier, parle de «tremblement de terre. Nous pouvons gagner une mairie de secteur, voir plus. Nous avons fait une campagne de militants, sans grand show et sans bling bling, une campagne proche des Marseillais», estime le leader frontiste. S’il confirme sa percée au second tour, le parti d’extrême droite pourrait obtenir plusieurs sièges au conseil municipal où un seul élu frontiste siégeait jusqu’à présent. «Le maire sortant, Jean-Claude Gaudin, qui s’est exprimé après notre bouclage, n’a pas caché lors de la campagne sa crainte d’une victoire courte assortie d’une majorité relative, qui rendrait la ville de 860 000 habitants difficile à gouverner.