1er tour des élections municipales: Les dix personnalités à suivre

POLITIQUE François Bayrou va-t-il enfin rebondir? Et Gilbert Collard va-t-il cumuler les mandats de député et maire? Tous les enjeux du scrutin sur les personnalités clés engagés dans le scrutin municipal...

Maud Pierron

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François Bayrou, candidat à Pau, le 15 mars 2014 à Pau.
François Bayrou, candidat à Pau, le 15 mars 2014 à Pau. — Bob Edme/AP/SIPA

20 Minutes a sélectionné ces personnalités dont leur résultat, par ce qu’ils représentent dans leur parti, sera regardé de près dimanche soir…

Florian Philippot à Forbach

Le vice-président du FN est candidat à Forbach (Moselle), ville qu’il espère arracher des mains du socialiste Laurent Kalinowski. Le proche de Marine Le Pen, tenant de la dédiabolisation du FN, espère montrer que sa stratégie est la bonne. Surtout que l’UMP part divisée.

Bernard Poignant à Quimper

Ce proche de François Hollande, qui dispose d’un bureau à l’Elysée, sollicite un quatrième mandat auprès des électeurs. Sauf que son étiquette de conseiller de président pourrait le plomber. Mais dans la campagne, le socialiste joue la carte du local à 100 % et tant pis si son score s’effrite par rapport à 2008 (56 %), l’essentiel est d’être élu, répète-t-il.

Robert Ménard à Béziers

Soutenu par le FN, Robert Ménard pourrait bien créer la surprise à Béziers (Hérault). L’ancien journaliste joue sur du velours, d’autant que le maire UMP sortant, Raymond Couderc, est très décrié. Le candidat UMP Elie Aboud en pâtit sur le terrain.

Patrick Balkany à Levallois-Perret

Et si cette fois, ce proche de Nicolas Sarkozy perdait? L’hypothèse paraît de plus en plus crédible, en tout cas, Arnaud de Courson, le candidat divers droite y croit dur comme fer. Il faut dire que le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est en difficultés avec l’ouverture d’une information judiciaire pour détournement de fonds et la révélation qu’il utilise des employés communaux pour ses besoins personnels.

Gilbert Collard à Saint-Gilles

Le député croit en ses chances dans cette petite ville du Gard, où Marine Le Pen a fait un carton à l’élection présidentielle 2012. D’autant que la ville a déjà été administrée par l’extrême droite entre 1989 et 1992. Gilbert Collard assure même ne pas avoir besoin de faire campagne, tant il se sent porté par la situation. Le maire sortant socialiste Alain Gaido espère toutefois conserver sa mairie.

Mathieu Hanotin à Saint-Denis

Ce jeune député de Seine-Saint-Denis, par ailleurs vice-président du Conseil général, a les dents longues: il vise aussi la mairie de Saint-Denis. Couvé par Claude Bartolone, il poursuit le plan du président de l’Assemblée: bouter les communistes hors du 9-3. Autant dire que le PCF, qui gère la ville depuis 80 ans, ne l’entend pas ainsi et que la campagne du maire sortant Didier Paillard n’épargne pas l’ambitieux.

François Bayrou à Pau

François Bayrou joue sont va-tout à Pau. Sans mandat électif depuis sa défaite aux législatives de 2012, le patron du MoDem a fait de la mairie de Pau son objectif numéro 1, bien aidé par l’UMP qui n’a pas investi de candidat contre lui, une décision qui fait consensus localement mais qui passe très mal à Paris, où l’on rappelle que le centriste a appelé à voter pour François Hollande. A Pau, c’est de survie politique dont il s’agit pour Bayrou. De fait, il a même annoncé que s’il était élu maire, il ne se présenterait pas à la présidentielle en 2017.

Razzy Hammadi à Montreuil

Voici l’autre jeune loup du PS de Seine-Saint-Denis. Lorsque l’écologiste Dominique Voynet a jeté l’éponge à Montreuil, le jeune député a sauté sur l’occasion, quitte à alimenter les critiques sur son ambition insatiable. Mais il trouve sur sa route un vieux routier de la politique, Jean-Pierre Brard, l’ex-maire apparenté PCF, que Dominique Voynet avait délogé en 2008. Du coup, pour convaincre les électeurs, Razzy Hammadi a promis qu’il quitterait l’Assemblée nationale s’il était élu maire.

Christophe Béchu à Angers

Le jeune sénateur UMP (40 ans) entend revenir sur le devant de la scène en récupérant la ville d’Angers (Maine-et-Loire). Il pourrait profiter du duel fratricide entre le maire sortant PS Frédéric Beatse et son ex-adjoint Jean-Luc Routureau. En attendant, il fait une campagne très locale, en évitant de se réclamer de l’UMP sur ses affiches.

Bernard Combes à Tulle

Ce vieil ami de François Hollande lui a recommandé de se faire discret pendant la campagne municipale… Car oui, même à Tulle, fief de François Hollande, l’impopularité présidentielle pèse sur le scrutin. Le score de Bernard Combes sera regardé de près dans cette ville qui compte François Hollande parmi ses électeurs. L’UMP Raphaël Chaumeil aimerait en profiter mais la ville semble bien ancrée à gauche.