Municipales 2014: Dernier tour de piste pour Nathalie Kosciusko-Morizet au Cirque d'hiver

POLITIQUE La candidate UMP à la Mairie de Paris a tenu mercredi soir son deuxième et dernier grand meeting de campagne avant le premier tour des élections municipales…

Anne-Laëtitia Béraud

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Nathalie Kosciusko-Morizet donnait le 19 mars 2014 son dernier meeting de campagne au Cirque d'Hiver, à Paris.
Nathalie Kosciusko-Morizet donnait le 19 mars 2014 son dernier meeting de campagne au Cirque d'Hiver, à Paris. — LIONEL BONAVENTURE/AFP

Dernières harangues pour Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la Mairie de Paris, qui tenait ce mardi soir dernier grand rassemblement de campagne, à trois jours du premier tour des municipales. Et comme pour le meeting de sa rivale socialiste Anne Hidalgo jeudi dernier, le Cirque d’hiver (11e) est enthousiaste.

Devant plus de 1.500 personnes, dont l’ancien Premier ministre François Fillon et la chef de l’opposition à la Région Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet appelle à la mobilisation, au non-conformisme. «Il nous reste trois jours. En trois jours, on peut partir de rien et gravir le Mont Blanc».

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Distancée dans les sondages, Nathalie Kosciusko-Morizet se montre à la tribune combative, attaquant frontalement une candidate socialiste «qui refuse de débattre», et qui sera, selon NKM, sanctionnée à cause d’un exécutif à la peine. «Voter pour Hidalgo, c’est donner une victoire à Hollande», avertit-elle.

Sous le vernis de la joie, les déceptions

La politique nationale est d’ailleurs l’un des fils rouges du discours de la candidate, «l’overdose fiscale du gouvernement» fustigée. Sous le vernis de la joie militante craquellent certains doutes et déceptions, évoquées par plusieurs membres de l’équipe de la candidate ces dernières semaines.

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Déception de n’avoir pu échapper à la malédiction de la droite parisienne, empêtrée dans des divisions, accrochée à des baronnies. Frustration de ne pas voir se renverser des sondages qui donnent sans cesse Anne Hidalgo vainqueur à l’issue de ces élections, mais aussi la victoire de la socialiste Carine Petit dans le 14e, où NKM se présente. Colère par rapport à ces cailloux qui enrayent la dynamique d’une campagne électorale.

Le rassemblement à l'honneur

Après les railleries sur certains mots et photos, tel «les moments de grâce» dans le métro, l’équipe a dû retirer précipitamment vendredi dernier des clips de campagne pour des histoires d’autorisations auprès des ayants-droits… Frustration enfin par rapport à certains médias, accusés de favoriser la rivale socialiste. Après sa sortie à propos du Monde, l’équipe de la candidate estimait qu’«elle n’en a fait qu’à sa tête»…quitte parfois à s’isoler.

Mais ce mardi soir, le rassemblement est à l’honneur. Et le soutien fidèle de François Fillon, contrairement à certains ténors de l’UMP, apparaît encore plus précieux. Le député de Paris loue «Nathalie l’intrépide, l’innovante, l’inclassable, la rebelle». Yeux dans les yeux, NKM lui adresse: «Merci à toi cher François (…). Plusieurs fois au cours de la cette campagne tu as l’occasion de nous manifester ton soutien et ton amitié et je t’en suis reconnaissante». Un ancien Premier ministre qui a laissé la candidate être la star de cette soirée… contrairement à l’ex-président Nicolas Sarkozy, qui avait éclipsé le premier meeting de Nathalie Kosciusko-Morizet, le 10 février au gymnase Japy.